‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 588 sur 716 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Courons, mes soeurs, obéissons.

La reme nous appelle :

Allons , rangeons-nous auprès d'elle.

TOUT LE CHCEUR entrant sur la scèoe par plusieurs endroits difiëreiil».

La reine nous appelle :

Allons, rangeons- nous auprès d'elle.

ACTk l, SCÈNE II. &«l

ÉLISE

Ciel ! quel nombreux essaim d'imiocentes beautés S'offre à mes yeux en foule , et sort de tous côtés ! Quelle aimable pudeur sur leur visage est ])eintei Prospérez , cher espoir d'une nation sainte. Puissent Jusques au ciel vos soupirs innocents Monter comme l'odeur d'un si^réable encens ! Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques !

ESTUER.

Mes filles, diantez-nous quelqu'un de ces cantiques Où vos Yoix si souvent, se mêlant à mes pleurs, De la triste Sion célèbrent les malheurs.

ONE iSRàiUTE chante seule.

Déplorable Sion , qu'as-tu fait de ta gloire ,

Tout l'univers admirait ta splendeur :

Tu n'es plus que poussière; et de cette grandeur Il ne nous reste plus que la triste mémoire. Sion , jusques au dd élevée autrefois ,

Jusqu'aux enfers maintenant abaissée , Puissé-je demeurer sans voix ,

Si dans mes chants ta douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée!

TOirr LE CIIOBUR.

O rives du Jourdain ! 6 champs aimés des deux t Sacrés monts , fertiles vallées Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos menx Serons^nous toujours exilées ?

UNE ISRAELITE, seule.

Quand verrai-je , 6 Sion I rdever tes remfiarts , Et de tes tours les magnifiques fiittes ? Quand vemd-je de toutes parts Tes peuples en chantant accourir à tes fôtes?

TOQT LE CBCBCR.

0 rives du Jourdain 1 6 champs aimés des deux l Sacrés monts, fertiles vallées Par cent mirades signalées !

Du doux pays de nos meux Serons-nous toujours exilées?

bùl BSTHKR.

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