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Je sais qpie y descendu de ce sang malheureux ,
Une éternelle haine a dû m'armer contre eux ;
Qu'Os firent d'Amalec un indigne carnage ;
Que» jusqu'aux vils troupeaux , tout éprouva leur rage;
Qu'un déplorable reste à peine fut sauvé :
Mais, crois-moi, dans le rang ok Je suis élevé.
Mon Ame , à ma grandeur tout entière attachée,
Des intérêts du sang est faiblement touchée.
Mardochée est coupable ; et qpie faut-il de plus ?
Je prévins d<Mic contre eux l'esprit d'Assuérus;
J'mventai des couleurs ; j'armai la calomnie ;
J'intéressai sa ^hw; il trembla pour sa vie :
Je^les peignis puissants , riches , séditieux. ;
Leur dieu même ennemi de tous les autres dieux.
Jusqu'à quand souffire-t-on que ce peuple respire ,
Et d'un culte profime infecte votre em|to ?
Étrangers dans la Perse, à nos kMS opposés ,
Du reste des humains ils semblent divisés ,
N'aspirent qu'à troubler le repos oit nous sommes.
Et détestés partout détestent tous les hommes.
Prévenez , punissez leurs insolents efforts ;
De leur dépouille enfin grossissez vos trésors.
Je dis ; et Yon me crut. Le roi , dès l'heure même ,
Mit dans ma main le sceau de son pouvoir suprême :
Assure , me dit-il , le repos de ton roi ;
Va , perds ces malh^ireux : leur dépouille est à U>L
Toute la nation fut ainsi condamnée.
Du carnage avec lui je réglai la journée.
Mais de ce traître enfin le trépas difléré
Fait trop souffrir mon cœur de son sang altéré.
Un je ne sais quel trouble empoisonne ma joie.
Pourquoi dix Jours cucor faut-il que je le voie?