‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 644 sur 716 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Courons, mes sœun, obéissons.

La reine nous appelle :

Allons , rangeons-nous auprès d'elle.

TOUT LE CHCEOR cnlranl sur la scèoe par plusieurs endroits différent».

La rdne nous appelle :

Allons, rangeons-nous auprès d'elle.

ACrk l, SCÈNE II. 5fif

ÉLISE

Cid ! quel nombreux eaBâim d'innocentes beautés S'offre à mes yeux en foule , et sort de tous côtés ! Quelle aimaUe podeur sur leur visage est i^einte 1 Prospérez, cher espoir d'une nation sainte. Puissent Jusques au ciel yos soupirs innocents Monter comme l'odeur d'un agréable encens ! Que Dieu jette sur tous des regards pacifiques !

ESTBER.

Mes fiHes, cliantez-nous quelqu'un de ces cantiqites Où Tos Toix si souvent, se màant à mes pleurs, De la triste Sion célèbrent les malheurs.

ORE iSRàéuTE chante seule.

Déplorable Sion , qu'as-tu fait de ta gloire , Tout l'univers adnûrait ta splendeur :

Tu n'es plus que poussière; et de cette grandeur 11 ne nous reste plus que la triste mémoire. Sion , jusques au dd élevée autrefois , Jusqu'aux enfers maintenant abaissée ,

Puissé-je demeurer sans voix , Si dans mes chants ta douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée!

TOirr LE cncBUR.

O rives du Jourdain 1 6 champs ahnés des deux t Sacrés monts, fertiles vaDées Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons^nous toujours exilées ?

UNE BRAéLrrE, seule.

Quand verrai-je , 6 Sion I rdever tes remfiarts , Et de tes tours les magnifiques &ttes?

Quand vemd-je de toutes parts Tes peuples en chantant accourir à tes fêtes?

TOUT LE CHOBCR.

0 rives du Jourdain 1 6 champs aimés des cieux ! ^

Sacrés monts, fertiles vallées Par cent mirades signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées? '

&G2 BSTHER.

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