ACTE !, SCENE lU. Gl
Il lie rcclierche point , ayeugle en sa colère ,
Sur le iils qui le craint rioipiété du père.
Tout ce qui reste encor de fidèles Hébreux
Lui Tiendront aujourd'lmi renouveler leurs vœux
Autant que de David la race est respectée ,
Autant de Jézabel la fille est détestée.
Joas les touchera par sa noble pudeur,
Où semble de son sang reluire la splendeur :
Et Dieu , par sa voix même appuyant notre exemple
De plus près à leur cœur parlera dans son temple.
Deux infidèles rois tour à tour l'ont bravé :
11 faut que sur le trône un roi soit élevé ,
Qui se souvienne un jour qu'au rang de ses ancêtres ^
Dieu Ta fait remonter par la main de ses prêtres ,
L'a tiré par leurs mains de l'oubli du tombeau ,
Et de David éteint rallumé le flambeau. Grand Dieu , si tu prévois qu'indigne de sa race
Il doive de David abandonner la trace ,
Qu'il soit comme le fruit en naissant arraché ,
Ou qu'un souflle ennemi dans sa fleur a sécité !
Mais si ce même enfant , à tes ordres docile ,
Doit être à tes desseins un instrument utile ,
Fais qu'au juste héritier le sceptre soit remis ;