SCÈNE L
JOAS, JOSABET , ZACHARIE, SALOMITH , UN LÉVITE,
LE CHŒUR
SALOMITH.
D'un pas mijestueux , à côté de ma mère.
Le jeane Éliacm s'avance avec mon frère.
Dans ces Tofles , mes sœors , ({ue portent-ils tous deux ?
Quel est ce^uYÇ enfin qui marche devant eux ?
JOSABET, à Zacharie.
Mon fils , avec respect posez sur cette table De notre sainte loi le livre redoutable. Et vous aussi, posez, aimable ÉUadn, Cet auguste bandeau près du livre 4ivin. Lévite, il fout placer ( Joad ainsi Pordonne) Le glaive de David auprès de sa couronne.
JOAS. j
Princesse , qudi est donc ce spectacle nouveau ? Pourquoi ce livre saint , ce glaive , ce bandeau? j
Depuis que le Seigneur m'a reçu dans son temple , « j
D'un semblable appareil je n'ai point vu d'exemple.
JOSABET. '
Tous vos doutes , mon fils , bientôt s'édairciront.
JOAS
Vous voulez essayer ce bandeau sur mon front? :
Ah princesse ! gardez d'en profaner la gloire ! Du roi qui l'a porté respectez la mémoire. Un malheureux enfant aux ours abandonné... JOSABET, lui essayant le diadème.
Laissez , mon fils : je fais ce qui m'est ordonné.
JOAS
Mais j'entends les sanglots sortir de votre bouche l Princesse , vous pleurez ! quelle pitié vous touche? Est-ce qu'en holocauste aujourd'hui présenté Je dois , comine autrefois la fille de Jephté , Du Seigneur par ma mort apaiser la colère? Hélas ! un fils n'a rien qui ne soit à son père.