‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 697 sur 716 · JOAD» JOAS · texte numérisé non relu

JOAD» JOAS

lOAS, courant dans les bras du grand prêtre.

Monpèret

lOAA.

Eh bien, mon, fils?

JOAS

Qu'est-ee donc qu*on pr^araf

JOÀD.

Il est juste, mon fils, que je vous le déclare. 11 laut que tous soyez instruit , même ayant tous , Des grands desseins de IHeu sur son peiq>le et sur tous. Araiez-Yous d'un courage et d'une foi nouYclle ; Il est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu'an fond de Yotre cœur mes soins ont cultiYés , Et de pay«r à Dieu ce que yous lui deyez. Sentez- Yous cette noble et généreuse enyie.'

JOAS

J<^me sens prêt , s'il veut , de lui donner ma Yie.

iOAD.

On YOUS a lu souvent l'histoire de nos rois : Vous souYient-il , mon fils, quelles étroites lois Doit s'imposer un roi digne du diadème ?

JOAS

Un roi sage (ainsi Dieu l'a pnmoneé lui-même ') Sur la richesse et l'or ne met point son appui; Craint le Seigneur son Dieu ; sans cesse a deyant lui Ses préceptes , ses lois , ses jugements séyères , Et d'injustes fiirdeaux n'accable point ses frères.

JOAD

Mais sur l'un de ces rois s'il fallait yous régler, A qui choisiriez-Yous , mon fils , de ressembler ?

JOAS

Dayid, pour le Seigneur plein d'un amour fidèle. Me parait des grands rois le plusparfeit modèle.

< Deut cb. xvu.

546 ATUALIK.

JOAD

Ainsi dans leui-s excès yous n*imitericz'pas - L*infidè1e Joram , l'impie Ochozias?

JOAS

O mon père!

JOilO.

Achevez, dites : que yous en semble f

JOA8.

Puisse périr comme eux quiconque leur ressemble f

( Joad M prostenM à ses pieds. ) Mon père , en quel état yous Yoi»-je devant moi I

JOAD

Je vous rends le respect que je dois à mon roi. De votre aieul David , Joas , raiidez-vous digne.

JOAS

Joas! moi!

JOAD , se relevant.

Vous saurez par quelle grftce insigne , D'une mère en fureur Dieu trompant le dessein , Quand déjà son poignard était dans votre sein , Vous choisît , vous sauva du milieu du carnage. Vous n'êtes pas encore échappé de sa rage : Avec la même ardeur qu'elle voulut jadis Perdre en vous le dernier des enfants de son fils , A TOUS fidre périr sa cruauté s'attacbe , Et vous poursuit enoor sous le nom qui vous cache. Mais sous vos étendards j'ai déjà su rang^ Un peuple obéissant et prompt à vous veoger. Entrez , généreux chefo des familles sacrées Du mmistère saint tour à tour honorées.

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