‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 707 sur 716 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

Ce jeuiie enfaiit était im reste précieiM ?

JOSABET ^ bas à Jofad,

Pouf le sang de ses rois tous voyez ;m tendresse : Que ne lui parlez-vous?

JQàD.

Il n'est pas temps , princesse.

ABNER

Le teibpe est cher, seigneur, plus que tous ne pensez.

Tandis qu'à me répondre ici vous balancez ,

Mathan près d'AitûiIie étincelant de rage

Demande le signal , et presse le carnage.

Faut^il que je me jette à vos sacrés genoux >

Au nom du Ûeu si saint qui n'est ouvert qu'à Vous ,

Lieu terrible ; où de Dieu la majesté repose ,

Quelque dure que soit la loi qu'on vous impose »

De ce coup imprévu songeons à nous parer. .

Donaes-moi seulement le temps de respirer :

Demain , dès cette nuit, je prendrai des mesures

Pour assurer le temple et venger ses injures.

Mais je vois que mes pleurs et^que mes vains discours

Pour vous persuader sont un faible secours;

Votre austère vertu n'en peut être frappée :

Eh bien ^ trouvez-moi donc quelque arme , quelque épée ,

Et qu'aux portes du temple, où l'ennemi m'attend,

Abner puisse du moina mourir en combattant. __^

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