‹ Theatre complet de Jean RacineChapitre 155 sur 305 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

Le triste Agamemnon, qui n'ose l'avouer, Pour détourner ses yeux des meurtres qu'il présage, Ou pour cacher ses pleurs, s'est voilé le visage. Venez, puisqu'il se tait, venez, par vos discours, De votre défenseur appuyer le secours.

Lui-même de sa main, de sang toute fumante, 11 veut entre vos bras remettre son amante ; Lui-même il m'a chargé de conduire vos pas : Ne craignez rien.

Clytemnestre.

Moi, craindre ! Ah ! courons, cher Arcas. Le plus affreux péril n'a rien dont je pâlisse. J'irai partout. Mais, Dieux ! ne vois-je pas Ulysse ? C'est lui. Ma fille est morte I Arcas, il n'est plus temps I

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