L'édition de 1697 donne bien ainsi ce vers
Misérable troupeau, qu'a dispersez la crainte. Nous avons cru devoir le maintenir, bien qu'on ait imprimé depuis :
Misérable troupeau qu'a dispersé la crainte. Que, dans la construction de la phrase, se rapporte à tous et misérable troupeau n'est qu'une apposition n'ayant aucun rapport avec ce que qui la suit.
3L.:d ATHALIE
Depuis qu'à Pharaon ce peuple est échappé, Une égale terreur ne l'avait point frappé,
JOAD
Peuple lâche, en effet, et né pour l'esclavage, Hardi contre Dieu seul I Poursuivons notre ouvrage. Mais qui retient encor ces enfants parmi nous ?
Une des filles du cœur.
Hé ! pourrions-nous, Seigneur, nous séparer de vous? Dans le temple de Dieu sommes-nous étrangères ? Vous avez près de vous nos pères et nos frères.
Une autre.
Hélas ! si, pour venger l'opprobre d'Israël, Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois Jahel *, Des ennemis de Dieu percer la tête impie, Nous lui pouvons du moins immoler notre vie. Quand vos bras combattront pour son temple attaqué, Par nos larmes du moins il peut être invoqué.
Voilà donc quels vengeurs s'arment pour ta querelle 1
Des prêtres, des enfants, ô Sagesse éternelle !
Mais, si tu les soutiens, qui peut les ébranler ?
Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler.
Tu frappes, et guéris ; tu perds, et ressuscites.
Ils ne s'assurent point en leurs propres mérites.
Mais en ton nom sur eux invoqué tant de fois.
En tes serments jurés au plus saint de leurs rois.
En ce temple où tu fais ta demeure sacrée.
Et qui doit du soleil égaler la durée.
Mais d'où vient que mon cœur frémit d'un saint effroi ?
Est-ce l'Esprit divin qui s'empare de moi ?
C'est lui-même. II m'échauffe, il parle : mes yeux s'ouvrent,
Et les siècles obscurs devant moi se découvrent.
Lévites, de vos sons, prêtez-moi les accords,
Et de ses mouvements secondez les transports.
Le Chœur chante au son de la symphonie des instruments.
Que du Seigneur la voix se fasse entendre.,
Et qu'à nos cœurs son oracle divin