‹ Theatre complet de Jean RacineChapitre 69 sur 305 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

Qu'une mère infidèle ^ un frère audacieux,

Vous présentent en vain leur exemple odieux.

Oui, mon fils, c'est vous seul sur qui je me repose,

Vous seul qu'aux grands desseins que mon cœur se propose

f'ai choisi dès longtemps pour digne compagnon,

L'héritier de mon sceptre et surtout de mon nom.

Pharnace, en ce moment, et ma flamme offensée

Se peuvent pas tout seuls occuper ma pensée.

D'un voyage important les soins et les apprêts,

tfes vaisseaux, qpi'à partir il faut tenir tout prêts,

tfes soldats, dont je veux tenter la complaisance,

3ans ce même moment demandent ma présence.

i^ous cependant ici veillez sur mon repos.

)'un rival insolent arrêtez les complots.

^e quittez point la reine, et, s'il se peut, vous-même

Rendez-la moins contraire aux vœux d'un roi qui l'aime.

)étournez-la, mon fils d'un choix injurieux :

uge sans intérêt, vous la convaincrez mieux.

Sn un mot, c'est assez éprouver ma faiblesse.

îu'elle ne pousse point cette même tendresse,

iue sais-je ? à des fureurs dont mon cœur outragé

^e se repentirait qu'après s'être vengé.

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