ACTE IV, SCÈNE VI
Uuelle pitié retient mes sentiments timides? N'en ai-je pas déjà puni de moins perfides? 0 Monime I ô mon fils I inutile courroux ! Et vous, heureux Romains ! quel triomphe pour vous, Si vous saviez ma honte, et qu'un avis fidèle De mes lâches combats vous portât la nouvelle ! Quoi ! des plus chères mains craignant les trahisons. J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons, J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie. Ah ! qu'il eût mieux valu, plus sage et plus heureux, Et repoussant les traits d'un amour dangereux. Ne pas laisser remplir d'ardeurs empoisonnées Un cœur déjà glacé par le froid des années ! De ce trouble fatal par où dois-je sortir?