CALPHURNIE
Je n'affiftai jamais à ces cérémonies ;
Mais je tremble à préfent. Les gens de la maifon Difent que Ton a vu des chofes effroyables.
Une lionne a fait fes petits dans la rue ; Des tombeaux qui s'ouvraient, des morts font échap-
pés ; Des bataillons armés, combattans dans les nues , Ont fait-pleuvoir du fang fur le mort Tarpeïen ; Les airs ont retenti des cris des combattans ; Les chevaux henniffaient; les mourans foupiraient; Des fantômes criaient & hurlaient dans les places. On n'avait jamais vu de pareils accidens :
Je les crains.
César.
Pourquoi craindre? on ne peut éviter Ce que l’arrêt des Dieux a prononcé fur nous. Céfar prétend fortir. Sachez que ces augures Sont pour le monde entier autant que pour Céfar,