ACTE TIOISIBHC
J'irai parler de paix li Cicëron lui-même.
Ce consul qui le ci^int , ce sénat où Ton t'aime ,
Où César te soutient , où ton nom est puissant ,
Se tiendront trop heureux de te croire innoceift.
On pardonne aisément k ceux qui sont k craindre.
Repens-toi seulement , mais repens-toi sans feindre ;
Il n''est que ce parti quand on est découvert :
Il blesse ta âerté , mais tout autre te perd :
Et je te donne au moins, quoi qu'on puisse entreprendre.
Le temps de quitter Rome , ou d'oser t'y défendre.
Plus de reproche ici sur tes complots pervers ;
Coupahle, je t'aimais^ malheureux , je te sers :
Je mourrai pour sauver et tes jours et ta gloire.
Adieu ; Catilina doit apprendre k me croire :
Je l'avais mérité.
CATnJNÀ, l'arrêtant.
Que faire, et quel danger?
Écoutez... le sort change , il me force a changer.... Je me rends... . je vous cède. .. . il faut vous satisfaire.. .. Mais. . . songez qu'un époux est pour vous plus qu'un père, Et que , dans le péril dont nous sommes pressés , Si je prends un parti , c'est vous qui m'y forcez.
AURÉLIE
Je me charge de tout, fût-ce encor de ta haine. Je te sers, c'est assez. Fille, épouse, et Romaine, Yoilk tous mes devoirs, je les suis ; et le tien Est d'égaler uu cœiu' aussi pur que le mien.