‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 123 sur 275 · ACTE TIOISIBHC · texte numérisé non relu

ACTE TIOISIBHC

J'irai parler de paix li Cicëron lui-même.

Ce consul qui le ci^int , ce sénat où Ton t'aime ,

Où César te soutient , où ton nom est puissant ,

Se tiendront trop heureux de te croire innoceift.

On pardonne aisément k ceux qui sont k craindre.

Repens-toi seulement , mais repens-toi sans feindre ;

Il n''est que ce parti quand on est découvert :

Il blesse ta âerté , mais tout autre te perd :

Et je te donne au moins, quoi qu'on puisse entreprendre.

Le temps de quitter Rome , ou d'oser t'y défendre.

Plus de reproche ici sur tes complots pervers ;

Coupahle, je t'aimais^ malheureux , je te sers :

Je mourrai pour sauver et tes jours et ta gloire.

Adieu ; Catilina doit apprendre k me croire :

Je l'avais mérité.

CATnJNÀ, l'arrêtant.

Que faire, et quel danger?

Écoutez... le sort change , il me force a changer.... Je me rends... . je vous cède. .. . il faut vous satisfaire.. .. Mais. . . songez qu'un époux est pour vous plus qu'un père, Et que , dans le péril dont nous sommes pressés , Si je prends un parti , c'est vous qui m'y forcez.

AURÉLIE

Je me charge de tout, fût-ce encor de ta haine. Je te sers, c'est assez. Fille, épouse, et Romaine, Yoilk tous mes devoirs, je les suis ; et le tien Est d'égaler uu cœiu' aussi pur que le mien.

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