‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 125 sur 275 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CICÉRON , LE6 Peasonnages prégédens.

aciaoN.

• Arrête , audacieux coupable ; Où portes-tu tes pas ? Vous > C^thëgus , parlez.».. Sénateurs 9 afirauchis^ qui vous a rassembles?

CATiLIlfA.

Bientôt dans le sénat nous pourrons te l'apprendre.'

GÉTHÉGUS.

De ta poursuite vaine on s'aura s'y défendre.

SURA

Nous verrons si^ toujours prompt k nous outrager, Le fils dé TulliuS nous ose interroger.

CIGÉRON.

J'ose au moins demander qui sont ces téméraires. Sont-Us ainsi que vous des Romains consulaires Que la loi de l'état me. force à respecter. Et que le sénat seul ait le droit d'arrêter? Qu'où les charge de fers ; allez , qu'on les entraîne.

GATILINA.

C'est donc toi qui détruis la liberté romaine ? Arrêter des Romains sur tes lâches soupçons [

GIGÉRON.

Ils sont de ton conseil 9 et voilà mes raisons* Vous-même y frémissez. Licteurs, qu'on m'obéisse.

( On emmène Septime et Martian. ) GATILINA.

Implacable ennemi , poursuis ton injustice ; .

Abuse de ta place , et profite du temps.

Il faudra rendre compte, et c'est où je t'attends.

GIGÉRON.

Qu'on fasse a l'instant même interroger ces traîtres. Va , \e pourrai bientôt traiter ainsi leurs maîtres. J'ai mandé Npnnius : il sait tous tes desseins. J'ai mis Rome en défense , et Préneste en mes mainsr. Nous verrons qui des deux emporte la balance , Ou de ton artifice , ou de ma vigilance.

a48 GATlLIRAr

SVEA.

Mais si Gatiiina , par sa femme séduit , De tant de nobles soins nous ravissait le fruit f Tout homme a sa faiblesse , et cette ame hardie Reconnaît en secret l'ascendant d'Aurélie. Il l'aime , il la respecte , il pourra lui cëder.

GÉTHÉGCS,

Sois sûr qu'a son amour il saura commander*

SURA

Mais tu Ta vu frémrrj tu sais cd* qu'il en coûte Quand de tels intérêts...

GÉTHÉGU& , en le tirant à part.

Caton approche;, écoute.

( Lentulas et Cëthégus s'asscyeut à un bout de la salle. >

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