ACTE SECOND. S
Je dois tout k l'ëtaK.... mais tout k ia nature. Vous n'exigerez pas qu'un père malheureux A vos sévères voix mCU sa voix tremblante. Amëuaïde , hélas ! ne peut être innocente ; Mais signer k la fois mon opprobre et sa mort, Vous ne le voulez pas.... c'est un barbare effort : La nature en frémit , et j'en suis incapable.
• LORÉDAN
jVous plaignons tous, seigneur, un père respectable, Nous sentons sa blessure , et craignons de l'aigrir ; J\lais vous-même avez vu celte lettre coupable ; L'esclave la portait au camp de Solamir; Auprès de ce camp même on a sdrpris le traître , Et l'insolent Arabe a pu le voir punir (g). Ses odieux desseins n'ont que trop su paraître. L'état était perdu. Nos dangers, nossermens Ne souffrent point de nous de vains raénagemens : Les lois n'écoutent point la pitié paternelle : L'étal parle; il suffit.
ARGTRE.
Seigneur , ]o vous entends.
Je sais ce qu'on prépare k cette criminelle ; Mais elle était ma fille.... et voilk son époux.. .. Je cède k ma douleur.... je m'abandonne k vous.... 11 ne me reste plus qu'k mourir avant elle
(Il sort. }