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Qui? lui? votre ennemi ! tel serait mon malheur!
STATIRA
D'Alexandre ton père il est rempoisonneut. Au sein de Statira , dont tu tiens la naissance , Dans ce sein malheureux qui nourrit ton enfance , Que tu viens d'embrasser pour la première fois , Il plongea le couteau dont il frappa les rois. n me poursuit enfin jusqu'au 'temple d'Éphèse; Il y brave les dieux , et feint qu'il les apaise! A mes bras mfiterneb il ose' te ravir ^ Et tu peux demander $i je dois le haïr !
• OUMPIE.
Quoi ! d'Alexandre Ici le ciel voit la famille! Qiioi! vous êtes sa veuve.! Olimpîe est sa fille! £t votre meurtrier, ma mère, est mon époux ! Je ne suis dans vos bras qu'un objet de courroux ! Quoi ! cet hymen si cher était un crime horrible !
l'hiérophante- Espérez dans le ciel.
OLIMPIE.
Ah ! sa haine inflexible
3^4 euKrii.
D'aucune OQibre d'espoir ne peut flatter mes vœux;
Il m'ouvrait un abîme en ëdairant mes yeux.
Je vois ce que je suis , et ça que je dois être.
Le plus grand de mes maux est donc de me connaître !
Je devais k Tautel , où voiis nous unissiez ,
Expicer en vicliiiie et tomber k vos pieds.
STATIRA, OLIMPIE, L'HIÉROPHANTJB, un Pbétrb.
Lp PRÊTÉE.
On menace le temple, et les divins mystères
Sont bientôt profanes par des mains tëmëraires ;
Les devaç, rois désunis disputent k qos yeux
Le droit de commander où commandent- les dieux.
Voila ce qu'aunonçarent ces voûtes gémissantes ,
Et sous nos pieds craintifs nos demeura tremblantes.
Il semble que le ciel veuille nous informer
Que la terre l'ofiense , et qu'il faut le calmer ;
Tout un peuple éperdu , que la discorde excité 9
Vers les parvis sacrés vole et se précipite;
Épbëse est divisée entre deux factions.
Nous ressemblons bientôt, aux aujtres natiQPj^.
La sainteté , la. paix 9 Ips mœurs 1 vppt disp^iraltjre;
Les rois l'emporteront^ et nous aurons i}^ maifra.
L^HIEAOFHÂNTE.
Abl qu'au moins loin de nous i|s portent leur^ ^rfails ! Qu'ils laissent su^ la terre un asile de paix !
Leur intérêt l'exige O mibre auguste et ten4re>
Et vous dirai-je> bélâs ! l'épouse de C^ssandre?
Au pied de ces autels vous pouvez vovs jeter.
Aux rois audacieux je vais me présenter;
Je connais le respect qu'on doijt ^ Içur couronna ;
Mais ib en doivent plus a ce dieu qui la do^njç.
S'ils prétendent régner^ .qu'ils n(e l'irritent pas*
Nous sommes > je Le çais^ sans armes > sans soldats ,
Nous n'avons que nos lois , voii^ notre puissance.
Dieu seul est mon appui ^ son t,emplje est ma défense ;
Et si la tyrannie osait en approcher.
C'est sur mon corps sanglap^ j^% lui faudra marcher.
C X*'^4<9fN!piW»t0 Apirt ajêC'U prêtre inférieur.)
AGIS SBOOMD. 5^5