‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 206 sur 275 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

STATIRA., OWMWJEL

O destinée ! ô dieu des aii4#)ji ^ 4u tr^Of ! Contre Cassandr^ HP m^ip»^ &TQn«t AntigQjQde. Il me faut daf9^> ma fiUe, au Aé^u d^ fu^s j9«u^^ ^ De nos seuls eouomiii attendre des sooimr^ , Rechercher un vengeur ^au Â.eip de ma misère , Chez le9 usurpateur^ da trô«e de ton père ! Chez nos propres sujets , dont les elOTorts jaloux Disputent cent états > que j'af possédés tous ! Us rampaient 9 me^ jpieds , il^ ^ont ici mes maires.. O trône de Cyrus ! ô jsang de mes ^ncj$trçs ! Dans quel profond ahime êti^s-ryous descendus ! Vanité des ^ràndejurs , je ne vous con^pai^ plus.

OLIMPIE.

Ma mère , je* vous suis Ah ! dans ce Jour funeste ,

Rende2s-mo| digne au moins du grand nom qui vous reste; Le dé voir qu'il prescrit est mon unique espoir.

Fille du roi des FpfsreippliMez ee <le voir.

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A€TE IIL

{ Le temple ett ferioë, ')

CASSAWDRE, SOSTÈWB, dw«;^^Mri*t/ie.

La vérité T^ivjpfU't^ « il ^'esJt pl^s .(funp^ dç Uwriç Ce funeste s^rjçt i(}u>v.aU ca<Difi mon pàri) ^ Il a fallu céder k la pjiiblique voir. Oui, j'ai rendu justice a la fille des rois ; Devais-je plus longrtcmps r par un cruel sileiice , Faire eneore k son san^ cette mortelf c oQènse ? Je fus coupable assez.

376 0U1IPIB.

80STBNC.

Mais un rivai jaloux Du grand nom d'Olimpie abuse contre tous ; 11 anime le peuple ; Éphèse est alarmée; Oe ia religion la fureur animée ^ Qu'Antigone méprise, et qu'il sait adter»' Vous fait un crime affreux , un crime k délester^ De posséder la fille , en ayant tué la mère.

GÀSSANDRB.

Le^ reproches sanglans qu'Épbëse peut me faire ,'

Vous le savez , grand dieu » n'approchent pas des miens.

J'ai calmé , grâce au ciel, les cœurs, des citoyens ,

Le mien sera toujours victime des Furies ,

Victime de l'amour et de mes. barbaries.

Hélas ! j'avais voulu qu'elle tînt tout de moi^

Qu'elle ignorât un sort qui me glaçait d'effi*oi.

De son père en ses mains je mettais l'héritage ,

Conquis par Ântipatre , aujourd'hui mon partage.

Heureux par mon amour^ heureux par mes bienfaits »

Une fois en ma vie avec moi-même en paix »

Tout était réparé , je lui rendais justice.

D'aucun crime après tout mon cœur ne fut complice ;

J'ai tué Statira , mî^^c'est dan^ les combats ,

C'est en sauvant mon père y en lui prêtant mon bras ,

C'est dans l'emportement du meurtre et du carnage ,

Où le devoir d*uh fib égarait mon courage ;

C'est dans ^aveuglement que la nuit et l'horreur

RéÎMndaient sur mes yeux troublés par la fureur.

Mon ame en frémissait avant d'être punie

Par ce fieital amour qui la tient asservie.

Je me crois innocent au jugement dfifl dieux ,

Devant le monde entier^ mais non pas k.mes yeux ,

Non pas pourOlin^pie; et c'est Ik mon supplice ,

C'est Ik mon désespoir. Il £aiut qu'elle choisisse ,

Ou de me pardonner^ ou de percer mon cœur,

Ce cœur désespéré , qui' brûle avec fureur. -

S08TÈNB.

On prétend qu'Qlimpie > en ce temple amenée , Peut retirer lia main qu'elle vous a donnée.

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