ACTE TROISlfcllE
5TATIBA.
Fille dëDaturëe!
Fille trop chère !
OLIUPIE.
Hëlas ! de douleurs dévorée , Tremblante à vos genoux , je les baigne de pleurs. Ma mère , pardonnez.
STATIBA.
Je pardonne... et je meurs.
OLIMPIE.
Vivez ^ ëcoutez-moi.
STATIBA.
Que veux-tu?
OLItfPIE.
Je vous jure , Par les dieux , par mon nom , par vous, par là nature , Que je m'en punirai ; qu'Oliropie aujourd'hui Répandra tout son sang avant que d'éfre a lui. Mon cœur vous est connu. Je vous ai dit que j'aime; Jugez par ma faiblesse , et par cet aveu même,* Si ce cœur est k vous, et si vous l'emportez Sur mes sens éperdus que l'amour a domptés. IVe considérez point ma faiblesse et mon âï;e i De mon père et de vous je. me sens le courage : J'ai pu les offenser^ je ne peux les trahir; Et vous me connaîtrez en me voyant mourir.
STATIRA
Tu peux mourir, dis«tu^ fille inhumaine et chère ! Et tu ne peux haïr l'assassin de ton père !
OLIMPIE.
Arrachez-moi ce cœur^ vous verrez qu'un époux , Quelque cher qu'il me fût, y régnait moins que vous; Yous y reconnaîtrez ce pur sang qui m'anime. Pour nie justifier prenez votre vÎBtime y Immolez votre fille.