‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 223 sur 275 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

AWTIGONE, HERMAS, L'HIÉROPHANTE, Prêtres,

s'aran^at lentement^ OLIMPIE, soutenue par les prêtreùea; elle est en deuil.

HERMAS

On amené Olimpie k peine respirante.

Je vois du temple saint l'auguste Hidrophante Qui mouille de ses pleurs les traces de ses pas ; Les prêtresses des dieux la tiennent dans leurs bras.

ÀNTIGOI^.

Ces objets toucheraient le cœur le plus faroucbe ,

(A. Olimpie.)

Je veux bien l'avouer... Permettez que ma bouche. En mêlant mes regrets k vos tristes soupirs , Jure encor de venger tant d'affreux déplaisirs : L'ennemi qui deux fois vous priva d'une mère Nourrit dans sa fureur un espoir téméraire; Sachez que tout est prêt pour sa punition. N'ajoutez point la crainte k voire affliction ; Contre ses attentats soyez en assurance.

OLIMPIE.

Ah ! seigneur^ parlez moins de meurtre et de vengeance. Elle a vécu.... je meurs au reste des humains!

ANTIGONE

Je déplore sa perte autant que je vou$ plains : Je pourrais rappeler sa volonté sacrée^ ' Si chëre a mon espoir^ et par vous révérée ;

àGTI GlNQVliME. 4oi

Mais je sais ce qu'on doit dans ce premier moment , A son ombre , à sa 611e , à son accablement. Gonsultez-Tous, madame^ et gardez sa promesse.

(Il sort arec Hermas. )

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