SCÈNE IL
AWTIGONE, HERMAS, L'HIÉROPHANTE, Prêtres,
s'aran^at lentement^ OLIMPIE, soutenue par les prêtreùea; elle est en deuil.
HERMAS
On amené Olimpie k peine respirante.
Je vois du temple saint l'auguste Hidrophante Qui mouille de ses pleurs les traces de ses pas ; Les prêtresses des dieux la tiennent dans leurs bras.
ÀNTIGOI^.
Ces objets toucheraient le cœur le plus faroucbe ,
(A. Olimpie.)
Je veux bien l'avouer... Permettez que ma bouche. En mêlant mes regrets k vos tristes soupirs , Jure encor de venger tant d'affreux déplaisirs : L'ennemi qui deux fois vous priva d'une mère Nourrit dans sa fureur un espoir téméraire; Sachez que tout est prêt pour sa punition. N'ajoutez point la crainte k voire affliction ; Contre ses attentats soyez en assurance.
OLIMPIE.
Ah ! seigneur^ parlez moins de meurtre et de vengeance. Elle a vécu.... je meurs au reste des humains!
ANTIGONE
Je déplore sa perte autant que je vou$ plains : Je pourrais rappeler sa volonté sacrée^ ' Si chëre a mon espoir^ et par vous révérée ;
àGTI GlNQVliME. 4oi
Mais je sais ce qu'on doit dans ce premier moment , A son ombre , à sa 611e , à son accablement. Gonsultez-Tous, madame^ et gardez sa promesse.
(Il sort arec Hermas. )