SCÈNE IL
sémiraMis, oroès.
séyiBAMis.
De Zoroastre auguste successeur.
Je vais nommer un roi ^. vous, couronnez sa tête : Tout est-il préparé pour cette auguste fête?
ORois.
Les mages et les grands attendent votre choix; Je remplis mon devoir et j'obéis aux rois : Ije soin de les juger n'est point notre partage; C'est celiH des dieux.seuis;
SÊMOLAMIS.
A ce sombre langage > On dirait qu*en secret vous condamnez mes vfleux.
Je ne les connais pas ; puiftsent-ils être heureux l
séMmABng.
Mais vous ÎDterpréteE les voleniés célestes.
Ces signes que }'ai vus me seraient^Us funestes?
Uneombre, un dieu, peut-être, à mes yeux s'est montré»
Dans le sein de la terre il est soudain rentré.
Quel pouvoir a brise l'étemelle barrière
Bont le ciel sépara l'enfer et la lumière?
D'où vient que les humains, malgré l'arrêt dti »rt,
deviennent à mes yeux du séjour de la mort?
'OKeiB.
Bu ciel, quand il le faut, la justice suprême
Suspend l'ordre éternel établi par lui-même; ^ permet a la mort d'interrompre ses lois, ^«T J*e£Broi de la terre et l'exemple des fois.
f ffifon&ABflS.
^^0/^^^^^^^ d'Ammon veulent nn sacrifice.
n OB.OES.
H Q^0SÊ. y taadame ^
tÉXatAlOB;
Éternelle justice, âms mon ame avec des yeux vengeurs i ipUssez plus de noureUe* horreurs f
5d SiblIBAMIS.
De mon premier hymen oubliez Tinfortune*
( A Oroès qui s'éloignait. ) '
Revenez.
OROÈSy revenant.
Je croyais ma présence importune.
SEMIRAMIS
Répondez : ce matin au pied de vos auteb Ârzace a présenté des dons aux immortels?
ORGES
Oui 9 ces dons leur sont chers ; Arzace a su leur plaire.
SEMIRAMIS
Je le crois 9 et ce mot me rassure et m'éclaire. Puis-je d'un sort heureux me reposer sur lui?
OROÈS.
Arzace de l'empire est le plus digne appui ;
Les dieux l'ont amené; sa gloire est leur ouvrage.
SEMIRAMIS
J'accepte avec transport ce fortuné présage^ L^espérance et la paix reviennent me calmer. Allez ; qu'un pur encens recommence » fumer. De vos mages, de vous, que la présence auguste Sur l'hymen le plus grand, sur le choix le plus juste, Attire de nos dieux les regards souverains. Puissent de cet état les éternels destins Reprendre avec les miens une splendeur nouvelle ! Hâtez de ce beau jour la pompe solennelle. Allez.