ACTE SECOND
Il n'ëtait plus lui-même ; il semble qu'il rougisse D*aToir eu si long-temps Ad toine pour complice. Peut-être aux yeux des siens il peint un repentir. Pour mieux tromper la terre et mieux l'assujettir ; Ou peut-être son ame^ en secret révoltée , De sa propre, lurie était ëpouvantëe.
J'ignore s'il est né pour.éprouver un jour Vers l'humaine équité quelque faible retour i5; Mais il a disputé sur le choix des victimes , Et je l'ai vu trembler en signant tant de crimes.
FULVIE
Qu'importe à mes afii*onts ce fail>le et vain remord?
Chacun d'eux tour à tpur me donne. ici la mort*
Octave y que tu crois moins dur et moins féroce ,
Sous un air plus humain cache un cœur jplas atroce ;
Il agit en barbare, et parle avec douceur :
Je vois de son esprit la profonde noirceur;
Le sphinx est son emblème ^^ , et nous dit qu'il préfère
Ce symbole du fourbe aux aigles de son père.
A trompef l'univers il mettra tous ses soins.
De vertus incapable, il les feindra du moins)
Et l'autre aura toujours dans sa vertu guerrière
Les vices forcenés de son ame grossière.
Us osent me bannir; c'eât là ce que je veux.
Je ne demandais pas h. gémir auprès d'eux ,
A respirer encore un air qu'ils empoisonnent.
Remplissons sans tarder les ordres qu'ils me donnent;
Partons. Dans quels pays , dans quels lieux ignorés
JVe les verrons-nous pas comme a Ron^e abhorrés ?
Je trouverai partout l'aliment de ma haine.