‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 249 sur 275 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SEXTITS POMPÉE, «eul.

Je ne la trouve "fÊins : quoi ! mon destin fatal L'amène k mes tyrans ^ la livre k mon rival I Les voila , je les vois ces pavillons horribles Où nos trois meurtriers , retirés et paisibles^

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Ordonnent le carnage avec des yeux sereins ^ Gomme on donne une fête et des jeux aux Romains. O Pompée! ô mon père ! infortuné grand homme 1 Quel est donc le destin des défenseurs de Rome ! O dieux , qui des méchans suivez les étendards > D'où vient que l'univers est fait pour les Césars ! J'ai vu périr Gaton '7, leur juge et votre image; Les Scipion sont morts aux -déserts de Garthage i8; Gicéron» tu n'es plus '9, et ta tête et tes mains Ont servi de trophée aux derniers det|i|iii|^ins. Mon sort va me rejoindre k ces grandes victimes. Le fer des Achîlkis et celui des Septimes ,* D'un vil roi de TËgyple instrumens criminels , Ont fait couler le sang du plus grand des mortels ><'. Ge n'est que par sa mort que son fils- lui ressemble. Des brigands réunis que la ra'pine assemble. Un prétendu Gésar, un fils de Cépias si. Qui commande le meurtre, et qui fuit les combats, Dans leur tranquille rage ordonnent de ma vie ; Octave est maître enfin du mondent de Julie. De Julie ! ah ! tyran , ce dernier coup du sort Altère mon esprit luttant contre la mort. Détestable rival , usurpateur infâme ^ Tu ne m'assassinais que pour ravir ma femme ! Et c'est moi qui la livre k tes 4fi4>gne8 feux ! Tu règnes , et je meurs , et je te laisse heareux 1 Et tes flatteurs, tremblans sur un tas de victimes , Déjà du nom d'Auguste ont décoré tes crimes! Quel est cet assassin qui s'avance vers moi ?

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