‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 250 sur 275 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

POMPÉE, AUEIDE.

PdkpÉE , Vépée à la main.

Approche , et puisse Octave expirer avec toi !

AUTIBE.

Jugez mieux d'un soldat qui iservit vQtjre père.

POMPiE.

Et ta sers un tyran !

. AUFISE.

Je l'abjure , et j'espère .

446 LB TAimCYIlàT»

N'être pas inutile , en ce séjour affi*euz , Au fils , au digne fils d'un hëix» malheureux. Seigneur, je viens k vous de la put deFulvie.

Est-ce un piëge nouTeau que tend la tynmnie? A son barbare époux viehs-tu pour ne livrer?

AUnBB.

Du péril le plus grand je viens pour tous tirer.

POMPEE

L humanité, ^mnd» dieux! cSt-éUe ici connue ?

AXfFIDE.

Sur ce biUet , au moins , <ïaignez jeter la vue.

CQ lui donne des tablettes^ > POMPÉE.

Julie ! 6 ciel ! Julie / est-il bien vrai ?

. AUFDOE.

O fortune! 6 mes ye^x! ftes-vous abusés? Retour inattendu de mes destins prospère^ ! Je mouille de m^ pleurs ces divins caractères.

(Il Ut.)

« Le sort paraît changer, et Fulvie esl pournoia',^ '« Ecoutez ce Romain ; oonservez n»n ^oox. » Qui que tu Sois, pardonne ; k toi je me confie; Je te crois généreux suc 1» foi de Jttlie« Quoi I Fulvie a pris soin d% son sort et du mien f Qui l'y peut engager ?quel intérêt?

AtnnQDE.

, Le sien/

P Antoine abandonnée avec ignominie , EUe est des trois tyrans la plus grande ennemie. Elle ne borne pas sa haine^t ses <lesieiiis A dérober vos jours au fer desM8tL$sms : Il n'est point de péril que son courroux ne brave • Elle veut vous veiner. '

. Oui , vengeons-ttOttf d'Oeleve.

Elevé dans l'Asie au milieu des combats, Je n ai connu de lui que ses anassimits ;

ICTS TIOISIEIII. 447

£t datis les champs d'honneur, qu'il redoute peut-être > Ses yeux , qu'il eût baisses , ne m'ont point yu paraîtt*e. Antoine d'un soldat a du moins la tertu. Il est vrai que mon bras me l'a point combattu ; Et depuis que mon père expira sous un traître , Nous fûmes ennemis sans jamais nous connaître. Commençons par Octave; allons j et que ma main , Au bord de mon liombeaut se plonge dans son sein.

ADFIDB.

Venez donc chez Fui vie * «t sachez qu'elle «st prête D'Octave » s'il le faut ^k vous livrer la tête. De quelques vëtérans je tenterai la foi; Sous yotre illustre père ils servaient- comme moi. On chmge de parti dans les guerres civiles. Aux desseins de Fulvie ils peuvent êtroL utiles. L'intérêt, qui fait tout, les pourrait engager A TOUS donncar retraite, et même à vous ^reDgcr.

. rOMPKE.

Je pourrais arracher Julie k ce perfide?

Je pourrais des Romdms Immoler Phomiçide?

Octave pdriraitP

AOFIDS.

Seigneur, n'en doutez pas.

-POMPÉE

Marchons. . •

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