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Ainsi je dois bénir vos lois et votre empire , Lorsque vous permettez que mon père respire.
OCTAVE
Il s'arma contre moi ^ mais tout est oublié :
Ne lui ressemblez point par son inimitié.
Mais enfin près de moi qui vous a pu conduire?
JULIE
La colère des dieux obstinés a me naire.
OGTATII.
Ces dieux se calmeront. Ma sévère équité
A vengé le héros qui, m'avaii adopté.
Il n'appartient qu'à moi d^honerer dans Julie
Le sang , Tauguste saagdont vous êtes sortie.
Je dois compte de vous à Rome / aux'demi*dieux
Que le monde à g«noux révère en vos aïeux.
lUUB.
452 U TUnMVlftlT.
OCtAYE.
Un fils de Cëaar ne doit jamais permettre Qu'en d'étrangères mains en ose vous remettre.
JULIE
Vous son filsi... ô héros ! 6 généreux vainqueur!
Quel fils as-tu choisi? quel est ton successeur?
César vous a laissé son pouvoir en partage ;
Sa magnanimité n^est pas votre héritage :
S'il versa quelquefois le sang du citoyen , -
Ce fut dans les combats en répandant le sien;
Cest par d'autres exploits que vous briguez l'empire-
II savait pardonner, et vous savez proscrire.;
Prodigue de bienfaits , et vous d'assassinats ,
Vous n'êtes point son fils , je ne vous connais pas.
OCTAVE
U vous parle par moi, Julie ; il vous pardonne (d) Les noms injurieux que vôtre erreur me donne. I^e me reprochez .plus ces arrêts rigoureux Qu'arrache à ma justice un devoir malheureux. La paix va succéder aux jours de la vengeance.