‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 255 sur 275 · UL1K · texte numérisé non relu

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Ainsi je dois bénir vos lois et votre empire , Lorsque vous permettez que mon père respire.

OCTAVE

Il s'arma contre moi ^ mais tout est oublié :

Ne lui ressemblez point par son inimitié.

Mais enfin près de moi qui vous a pu conduire?

JULIE

La colère des dieux obstinés a me naire.

OGTATII.

Ces dieux se calmeront. Ma sévère équité

A vengé le héros qui, m'avaii adopté.

Il n'appartient qu'à moi d^honerer dans Julie

Le sang , Tauguste saagdont vous êtes sortie.

Je dois compte de vous à Rome / aux'demi*dieux

Que le monde à g«noux révère en vos aïeux.

lUUB.

452 U TUnMVlftlT.

OCtAYE.

Un fils de Cëaar ne doit jamais permettre Qu'en d'étrangères mains en ose vous remettre.

JULIE

Vous son filsi... ô héros ! 6 généreux vainqueur!

Quel fils as-tu choisi? quel est ton successeur?

César vous a laissé son pouvoir en partage ;

Sa magnanimité n^est pas votre héritage :

S'il versa quelquefois le sang du citoyen , -

Ce fut dans les combats en répandant le sien;

Cest par d'autres exploits que vous briguez l'empire-

II savait pardonner, et vous savez proscrire.;

Prodigue de bienfaits , et vous d'assassinats ,

Vous n'êtes point son fils , je ne vous connais pas.

OCTAVE

U vous parle par moi, Julie ; il vous pardonne (d) Les noms injurieux que vôtre erreur me donne. I^e me reprochez .plus ces arrêts rigoureux Qu'arrache à ma justice un devoir malheureux. La paix va succéder aux jours de la vengeance.

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