SCÈNE n
POMPÉE, FULYIfiL
FTLLVKB;
Êtes-vous affermi?
BOMTBB.
J'ai consulté ma gloire ; J'ai craint qu'elle ne vît une action trop noire Dans 4e meurtre inouï qui oaus lient occupés.
FULVIE
Elle parle avec Rome ; elle vous dit : Frappezi
Ils partent des demain /ces destructeurs du monde ;
Ils partent triomphans : et cette nuit profonde
Est le temps , le seul temps , ou nous pouvons tous deux 9
Sans autre appui que nous , venger Rome sur eux.
Seriez- vous en suspens?.
POMFEB.
I^on î mes mains seront prêtes.
Je vaudrais de cette hydre abattre les trois tétës. Je ne puis immoler q,u'ùn dé mes ennemis. Octave est le pli^ (^and^ c^est lui que je clioisis.
FCLVIE.
Vous eourez a la morî.
FOMPÉET.
CUe ennobift ma caiise% De cet indigne sang c'est peu que je dispose ^
TBiATBB. TOME III. 90
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B« par qui?
FI7LTIE,
' Par ma main ».
POMPÉS
Osez-your Men r6iii]^r ihi si hardi '<i軫ia ? '
Osez- Vu us en douter? le destin nous rassemblé Pour délivrer la terre et pmrmourir ensemble. Que le Triumvirat, par neusi deur aboli , Dans la tombe avec nous dQi|fi|»iire enseveii. ^ J'ai trop 'v^cu coipirae eux : Le terme de ma vie; Est conforme aux horreurs dont les dieux l'ont remplie ; £t Pompée , Aux enfers descendant saus eâ&qi , Y va traîner Octave avec Antoine et moi.