‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 263 sur 275 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JULTB, ALBINE.

JUXIE«

Que veut-elle me dire? et ()U^^t-ce qu'on prépare? S^lpur de meurtriers « île affreuse et barbare,

(*) Les flambeaux qjù éclairent les-taMet sMtelgpent^

46a LB niVHTlUT.

Je l'avais bien prévu» tu seras mon tombeau. Albine , instruisez^moi ie moâ malbeur nouveau : Pompée est-il connu ? voit-il sa dernière beure ? 1S 'est-il plus d'espérance? Est-il temps que je meure? Je suis prête 9 parlez.

ALBI9E

Dans ce tte ho rrible nuit , J 'ignore ainsi que vous s'il succombe ou s'il fuit , Si Fulvie au trépas^ura pu le soustraire : Elle suit les conseils d'une aveugle. colër.e , Qu'en ses transports soudains'rien né peut captiver. Elle expose Pompée au lieu de le sauver.

JVUE,

Je m'y suis attendue ; et quand ma destinée Dans cet orage a£Breuz m'a près d'elle amenée , Je ne me flattais pas d'y rencontrer un poit. Je sais que c'est ici le séjour de la mort. Je suis perdue , Albine , et ne suis point trompée , La fille d'un César, la veuve d'un'Pompée , Sera digne du moins , dans ces extrémités ^ Du sang qu'elle a r«çu , des noms qu'elle a portés. On ne me verra point déshonorer sa cendre . Par d'inutiles cris qu'on dédaigne d'entendre ; Rougir de lui survivre , et tromper mes douleurs Par l'espoir incertain de trouver des vengeurs. Pour aflGionter la mort , il échappe k raa^ue : 11 a craint ma faiblesse ; il m'a trop mal connue ; S'il prétend que je vive, il m'outrage en effet. Allons.

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