SCENE DEUXIÈME
(g) L'ordre des scènes du quatrième acte n*étaj|^as le mêmedàns le premier manuscrit que dans la pièce imprimée. Après une scène entre Fulvie et ses confidens, l'auteur avait placé les scènes suivantes : ensuite Fulvie et Pompée restaient seuls.
Fulvie!
Soutenez mon courage et ma forée affaiblie! Pompée , absent de moi dans ce jour arnlheureia , Quand j'invoque Bsmpée est un augure afTreux 1 Que fait-il? où va-t-il? vous connaissez ma crainte : Elle est juste; et rfaorpcisr qui dans vo» yeux est peinte, Ce front pâle et glacé , redoublent mon efi&\)i.
FOLVIB.
Julie , attendez tout de Pompée et de moi.
Gardons que dans ces lienx on ne nous puisse entendue :
Partout on nous dbwrve , et Ton peut uotfs surprendra
5oO' YA&UHTES
Veilicz-y, cher Auûde; allez : de inessuÎTaiis Choisissez les plu& prompts et les plus ▼igilabs; Et qu*au moindre danger leur voix nous avertiaae.
AUFIDB.
Dans leur camp retirés, Antoine et son complice Ont fait tout préparer |)our un départ soudain. Demain du Capitole ils prendront le chemin; Ils TOUS y conduiront.
FUI.VIB.
r I^ur marche triomphante
^i^est pas encor bien sûre , et jpeut être .sanglante.
CAufide soit.)
JUUX.
Que dites-vous ? *
ruLvu.
J'espère... .
JULIE
. En quels dieux? eu quels bras?
FDLVIE.
J*espère en la vengeance.
JOLIE
Elle ne suffît pas :
Si je perds mon époux, que me sert la vengeance? Il dissimule en vain son auguste naissance; Sa présence trahit un nom si glorieux , Sa grandeur mal cachée éclate dans ses yeux. Le perûde Agrippa, Yentidius peu t>ètre, ' *
L*auront vu dans TAsie , et vont le reconnaître. Àh! périsse avcp moi le déslestâble jour Où Tun des triumvirs , épris d'un vain amour, Des vrai^^ésars en moi voyant Tunique reste , Osa me destiner un rang que je déteste f Tout est funeste en lui : sa triste passion lient de la crtiauté de sa proscription. Sur les autels d'hymen portant ses barbaries, Il y vient allumer le flambeau des Furies. Le sang des nations commence d'y couler ; Et c'est Pompée entin qu'il y doit immoler. J'aurais moins craint de lui. s'il m'avait méprbée. Les dieux dans vos malheura vous ont favorisée. Quand votre indigne é|M)ux vous a ravi son cœur ^ La haine des tyraos est pour nous un bonheur. Mais plaire pour servir, ramper sous un barbare Qui traîne sa victime à Tau tel qu'il prépare , Et recevoir de lui pour, présent nuptial Le sang de mou amant versé par son rival 1
DU TEItMVIRÂT. 5o I
Tombe plutôt sur moi celte foudre ^arée Qui, frappant dans la nuit celte infâme contrée, El se perdant en vain dans ces rochers affreux , Epargnait nos tyrans et dut tomber sur eux !