‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 47 sur 275 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CLYTEMNESTRE, ELECTRE, IWnSR

Allez ; que l'on me laisse en ces lieux vetirés : Pammène, ëloignez-TOus; mes filles, demeurez.

- ipmsE.

Hélas ! ce nom sacré dissipe mes afaHmes.

Ce nom , jadis si saint , redouble encor mes larmes..

CaUTTEMNESTRE.

J'ai voulu sur mon sort et sur vos intérêts Vous dévoiler enfin mes sentimens secrets. Je rends grâce au destin , dont la rigueur utile De mon second époux rendit Thymen stérile. Et qui n'a pas formé dans ce -funeste flanc Un sang que j^aurais vu l'ennemi de mon sang. Peut-être que je touche aux bornes de ma vie , Et les chagrins secrets dont je fus poursuivie. Dont toujours a vos yeux j'ai dérobé le cours. Pourront précipiter le terme de mes jours. Mes filles devant moi ne sont point étrangères ; Même en dépit d'Égisthe elles m'ont été chères : Je n'ai point étouffé mes premiers sentiinens; Et malgré la fureur de ses emportemens , Electre , dont l'eniance a consolé sa mère Du sort d'Iphigénie et des rigueurs d'un père.

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