I08 . 0AB8TE
CLTTEMNESTBE.
O nouyelles victimes !
Ne pui5-|e respirer qu'à force de grands crîmes ? ££;isthe , vous .savez c[ui j'fti prive du jour... Le fils que j'ai uourri périrait à son tour! Ah! de mes jours uses le déplorable. rjeste ■ Doit-il être acheté par ua prix si funeste,?, (</)
éGISTHE.
Songez.....
CLTTEaCNEST&E.
Souffi*ez du moins que j'implore une fois Le ciel , dont si long-temps j'ai méprisé les lois.
EGISTHE
Voulez- vous qu'a mes vœux il mette des obstacles? Qu'attendez-vous ici du ciel et des oracles ? Au jour de notre hymen furent-ils écoutés?
CLTTEMNESTRE.
Vous rappelez des temps dont ib sont irrités.
De mon cœur étonné vous voyez le tumultCr
L'amour brava les dieux, la crainte les consulte.
N'insultez point , seigneur^ a mes sens affaiblis.
Le temps , qui change tout ^ a changé mes esprits;
Et peut-être des dieux la main appesantie
Se plaît a subjuguer ma fierté démentie.
Je ne sens plus en moi ce courage emporté
Qu'en ce palais sanglant j'avais* trop écouté.
Ce n'est pas que pour vous mon amitié s'altère s
U n'est point d'intérêt que mon cœur*vous ptéfère f
Mais une fille esclave , un fib abandonné ,
Un fils mon ennemi , peut-être assassiné ,
Et qui ; s'il est vivant y me condamne et m'abboiTe;
L*idée en est horrible > et je suis mère encore.
ioiSTRï.
Vous êtes mon épouse , et surtout vous régnez. Rappelez ClytemiMStre k mes yeux indignés. Écoutez-vous du sang le dangereux murmure g Pour des enfims ingrats qui bravent la nature ? Venez ; votre repos doit sur eux l'emporter.
CXrTTraCNESTRE.
Du repos dans le crime ! ah^ qui peut s'en flatter?
ÂCTB ISGOHD. 109