SCÈNE III
ÉGISTHE, GLYTEMNESTRE pia« loin, PAMMÈNE,
Suite.
JÉGISTHE y à Pammène.
A qui dans ce moment parliez-vous dans ces lieux? L'un de ces deux mortels porte sur son visage L'empreinte des grandeurs , et les traits du courage ; Sa démarche , son air, son maintien m'ont frappé : Dans une douleur sombre il semble enveloppé ; Quel est-il, çst-il né sous mon obéissance/
PAMMENE.
Je connais son malheur, et non pas sa naissance. Je devais des secours a ces deux étrangers. Poussés par la tempête k travers ces rochers ; S'ils ne me tromflent poin t , la Grèce est leur pairie.
ÉGISTBE.
R^ipndez d'eux , Pammène > il y v* de la vie. -^
Il4 0BE8TE.
CXTTEMNESTJLE.
Eh ! quoi , deux maiheui^eux , en ces lieux abordi^s , D'un oeîi si saupçonD«ux seraient-ils re^d^s?
ÉGfiSTHS.
On murmure 9 on m'alarme, et tout me fait ombrage.
CLTTBMNESTRJt.
Hëlas ! depuis quinze ans c'est Ik notre partage :
PIous craignons les mortels autant que l'on nous craint^
Et c'est un des poisons dont mon ceeur est atteint*
ÉGUSrili: , À PamAène.
AUez^ dîs-je , et sachez quel lieu les a vus iMMtre ^ Pourquoi près du palais ils est osé paraître ; De quel part ib partaient^ et surtout quel dessein Les guida sur ces mers dc»t fe suis souverain.