‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 57 sur 275 · SCÈNE ly · texte numérisé non relu

SCÈNE ly

ËGESTHE, CLYTEMNESTRE.

ÉGISTBE.

Clytemnestre , vos dieux ont gnrdë le silence (i): En moi seul dësonnais mettez votre espérance. Fiez-vous k mes soins , vivez , régnez en paix. Et d'un indigne fils ne me parlez jamais. Quant au destin d'Electre , il est temps que j'jrpen«e. De nos nouveaux desseins j'ai pesé Timportance {k): Sans doute elle est k craindre ; et je sais que son nom Peut lui donner des droits au rang d'Âgamemnon \ Qu'un jour avec mon fils Electre en concurrence « Peut dans les mains du peuple emporter la balance. Vous voulez qu'aujourd'hui je brise ses liens « Que jaunisse par vous ses intérêts aux miens j Vous voulez terminer cette haine fatale , Ces malheurs attachés aux enfans de Tantale ? Parlez-lui; mais craignoqs tous deux de partager La honte d'un refus qu'il nous faudrait venger. Je me flatte avec vous qu'un si triste esclavage Doit plier de son cœur la fermeté sauvage; Que ce passage heureux, et si peu préparé. Du rang le plus abject k ce premier degré ,

ACTB 8ILC0VD. Il5

Le poids de la rtâon qu'une niëre autonee^ L'ambition «ntMit la rendra plus soumiae. Gardez qu'elle résiste k sa fëliciié :

11 reste un châtiment pour sa tëmërîtë. Ici votre indulgence et le nom de son père Nourrissent son orgueil au sein de la misère ; Qu'elle craigne , madame, un sort plus rigonreux, Un exil ssoë retoar, et à^ fei's plus honteux.

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