‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 64 sur 275 · ACTE TROISIÈHE. 12.Z · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈHE. 12.Z

Electre tous nuirait, loin de vous être utile } Son caractère ardent, son courage indocile, . Incapable de feindre et de rien ménager. Servirait à vous perdre , au lieu de vous venger.

OtlESTE.

Mais quoi ! les abuser par cette feinte horrible ?

PAMMÈNE.

I*}'oubliez point ces dieux , dont le secours sensible Vous a rendu la vie au milieu du trépas. Contre leurs volontés si vous faites un pas , Ce moment vous dévoue a leur haine fatale : Tremblez-, malheureux fils d'Atrée et de Tantale , Tremblez de voir sur vous , en ces lieux détestés , Tomber tous les fléaux du sang dont vous sortez.

ORESTE

Pourquoi nous imposer, par des lois inhumaines , £t des devoirs nouveaux , et de nouvelles peines ? Les mortels malheureux n'en ont-ils pas assez ? Sous des fardeaux sans nombre ils vivent terrassés. A quel prix , dieux puissans f avons-nous reçu Tôtre ? N'importe , est-ce a l'esclave a condamner son maître ? Obéissons , Pammène.

PAMMÈNE.

Il Ie/aut« et je cours Éblouir le barbare armé contre vos jours. Je dirai qu'aujourd'hui le meurtrier d'Orcste Doit remettre en ses mains cette cendre funeste,

ORESTE

Allez donc. Je rougis même de le tromper.

PAMMÈNE.

Aveuglons la victime , afin de la frapper.

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