SCÈNE IL ORESTE, PYLA.de, PAMMÈNE
ORESTE, à Pammène.
O VOUS, qui secourez le sang d'Agamemnon , ■
Vous , vers qui nos malheurs et nos dieux sont mes guides.
Parlez; rcvëlez>moi les destins des Atrides.
Qui sont ces deux objets dont l'un m^a fait horreur ,
Et l'autre a dans mes sens fait passer la douleur ?
Ces deux femmes,..,.
PAMMENE.
Seigneur, Tune ëlait votre mère....
OIILESTE.
Clytemnestrc ! elle insulte aux mânes de mon pcre?
PAMMENE.
Elle venait aux dieux vengeurs des attentats Demander un pardon qu'elle n'obtiendra pas. L'autre était votre sœur , la tendre et simple Iphise , À qui de ce tombeau l'entrëe était permise.
O&ESTE
Mêlas! que fait Electre?
PAMMÈNE.
Elle croit votre mort j Elle pleure.
ORESTE
Ah ! grands dieux ; qui conduisez mon sort , Quoi ! vous ne voulez pas que nka bouche afiftigée Console de mes sœurs la tendresse outragée ? Quoi! toute ma famille, eni^es lieux abhorrés. Est un sujet de trouble à mes sens déchirés 1
PAMMÈNE.
Obéissons aux dieux.
ORESTE
Que cet ordre est sévère !
PAMMÈNE.
Ne vous en plaignez point; cet ordre est salutaire : La vengeance est pour eux. Ils ne prétendent pas Qu'on touche h leur ouvrage , et qu'on aide leurs bras t