SCÈNE VIL
ORESTE, PYLADE
OHESTB.
V& , lu verras Oreste k tes pompes cruelles ; Ya , j'ensanglanterai la fête où tu m'appelles.
PYLADE
Dans tous ces entretiens, que je tremble pour \ous l Je crains votre tendresse , et plus votre Courroux ; Dans ses émotions je vois votre ame altiëre, A l'aspect du tyran , s'ëlançant tout entière ; Tout prêt k l'insulter, tout prêt a vous trahir. Au nom d'Agamemnon vous m'avez fait frémir.
ORESTE
Ah ! Gly temnestre encor trouble plus mon courage. Dans mon cœur dëchirë.quel douloureux partage ! As-tu vu dans ses yeux, sur son front interdit, Les combats qu'en son ame excitait mon récit? Je les épix)uvais tous : ma voix était tremblante. Ma mère en me voyant s'efiraie et m'épouvante. Le meurtre de mon père, et mes sœurs a venger, Un barbare k punir^ la reine a ménager, Electre , son tyran ; mon sang qui se soulève ; Que de touimens secrets! 6 dieu terrible, achève! Précipite un moment trop lent pour ma fureur. Ce moment de vengeance , et que prévient mon coeur f Quand pourrai-je servir ma tendresse et ma haine , Mêler le sang d'Égisthe aux cendres de Plistène, Immoler ce tyran , le montrer k ma sœur. Expirant sous mes coups , pour la tirer d'erreur?