BE8TE
De la vengeance au moins j'ai goûté les prémices; Mes mains ont commencé mes ^tes sacrifices ; Les dieux permettront-ils que je n'achève pas ? Cher Pylade , est*ce en vain qu'ils ont armé mon bras 7 Par des bienfaits trompeurs exerçant leur colère,'. < M'onl-ils donné le fils pour me livrer au père ? Marchons ; notre péril doit nous déterminer : Qui ne craint point la mort est sûr de la. donner. Avant qu'un jour plus grand puisse éclairer sa rage. Je veux de ce moment saisir tout l'avantage. '
PAMMÂNB.
Eh bien ! il faut paraître , il faut vous découvrir A ceux qui pour leur roi sauront du moins mourir ; Il en est y j'en réponds , cachés dans ce? asiles; Plus ils sont inconnus, plus ils serontiutiles.
l54 0BE8TE.
PYLADB.
Allons; et si les noms d'Orcste et de sa sœur, Si l'indignation contre T usurpateur, Le tombeau de ton père , et l'aspect de sa cendre , ' Les dieux qui t'ont conduit, ne peuvent te défendre; ^'il faut qu'Oreste meure en ces lieux abhorrés , Je t'ai \ouë mes jours , ils te sont consacrés. Nous périrons unis ; c'est Tespoîr qui me reste •* Pylade à tes côtés mourra digne d'Oreste.
OR ESTE
Ciel y ne frappe que moi , mais daigne, en ta pitié, Protéger son courage , et servir l'amitié.