SCÈNE PREMIÈRE
, ORESTE, PYLADE
ORESXE*
De Pammène , il est vrai, la sage vigilance {q) D'Égisthe pour un temps trompe la défiance ; On lui dit que les dieux , de Tantale ennemis , Frappaient en même temps les derniers de ses fils. Peut-être que le ciel, qui pour nous se déclare , Répand l'aveuglement sur les yeux du barbare*. Mai^tu'vois ce tombeau si cher à ma douleur; Ma main l'avait chargé de mon glaive vengeur (r); Ce fer est enlevjé par des mains sacrilèges. L*asile de la mort n'a plus de privilèges^ Et je crains que ce glaive, à mon tyran porté, ^c lui donne. sur nous quelque affreuse clarté. Précipitons l'instant où je veux le surprendre.
P\LADE
Pammène veille b tout, sans doute il faut l'attendre. Dès que nous aurons vu, dans ces bois écartes , Le peu de vos sujas a vous suivre excités.