‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 83 sur 275 · OR^TE · texte numérisé non relu

OR^TE

Tremblez.

ELECTRE

Pourquoi?

l40 OBBSTC.

OaESTE.

Je suis.... Cessez. Gardez qu'on ne vous voie.

ELECTRE

Ah ! vous me remplissez de terreur et de joie 1

O&ESTE

Si vous aimez un frère...»

j&LECTRE.

Ouije l'aime ; oi|i je crois Voir les traits de mon père , entendre encor sa voix ; La nature nous parle, et perce ce mystère : Ne lui résistez pas : oui , vous êtes mon frère , Vous Tctes, je vous vois; je vous embrasse; hëlas! Cher Oreste , et ta sœur a voulu ton trépas!

OllESTE f en Vembrassant.

Le ciel menace en vain^ la nature l'empoi'te^ Un dieu me retenait; mais Electre est plus forte.

ELECTRE

Il t'a rendu ta &œur^ et tu crains son courroux!

ORESTE

Ses ordres menaçans me dérobaient h vous. Est-il barbare assez pour punir ma faiblesse ?

iftLECTRE.

Ta faiblesse est vertu : partage mon ivresse. A quoi m'exposais-tu, cruel ? a t'immoler.

ORESTE

J'ai trahi mon serment.

ELECTRE

Tu l'as dû violer,

ORESTE

C'est le secret des dieux.

ELECTRE

C'est moi qui te Parrache , Moi qu'un serment plus saint à leur vengeance attache ; Que crains- tu ?

OllESTE.

Les horreurs où je suis destiné , Les oracles , ces heux, ce sang dont je suis né.

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