‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 101 sur 154 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ANTiPHON^ea/;.

Quoi qu'il en soit de mon affaire, je suis charmé que mon cousin ait obtenu ce qu'il désirait. Quelle prudence de n'ouvrir son cœur qu'à des passions dont les revers soient faciles à réparer ! Phedria trouve de l'argent, et le voilà hors d'inquiétude ; et moi, nul moyen de sortir de la peine oh je suis. Tant que notre complot reste caché, je suis dans la frayeur ; s'il se découvre, je suis déshonoré. Je ne reviendrais pas présentement au logis, si on ne m'avait flatté de l'espérance de la conserver. Mais où pourrai-je trouver Geta? Je lui demanderais quel moment il me conseille de prendre pour aborder mon père.

SCENA VIL

PHORMIO, ANTIPHO.

PHORMIO.

Argenttjm accepi : tradidi lenoni : abduxi mulierem : Curavi , propria ea Phedria ut potiretur , nam emissa est

manu.

Nunc una mihi res etiam restât , quae est confjciunda ,

otium Ab senibus ad potandum ut habeam : nam aliquot ho»

sumam dies.

ANTIPHO.

Sed Phormio est. Quid ais?

PHORMIO,

Quid? /

ANTIPHO.

[Quidnam nunc facturas, Phedria ?

Quo pacto satietatem amoris ait se velle absumere ?

PHORMIO.

Vicissim partes tuas acturus est

ANTIPHO.

Quas ?

LE PH'ORMION/AGT. V. SCÈN. VII. S&7

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