‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 143 sur 154 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

I . — Le pécule que ce malheureux a ramassé, etc. On observera sur le mot pécule, que c'est ainsi qu'on appelait l'argent appartenant en propre aux esclaves, qui provenait de leurs épargnes. Le mot demenso yient du verbe demetior. On donnait aux esclaves une mesure de blé pour leur nourriture. Elle était de quatre boisseaux par mois. Cette pitance était mince. Lorsqu'ils économisaient dessus, il fallait qu'ils se refusassent une partie du nécessaire. C'est ce que signifie suum defraudans germon, qui est l'opposé de genio indulgere, se donner du bon temps.

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— Peeulium se disait aussi des épargnes qu'un fils de famille faisait, avec l'autorisation de son père , sur le prix des marchandises que celui-ci le chargeait de vendre , lorsque le prix de vente excédait celai qui avait été Gxè par le père , auquel avant tout , le fils était tenu de rendre compte. Voy, Servius, in VirgiL Eclog i, v. 33; Plaut., Mercator., prolog. 95. Lbvxb.

». — Puis toutes les fois qu'il sera initié. Quoique la scène soit à Athènes , Térence peint ici les mcrars des Romains. Us consacraient leurs enfants à des dieux sans nombre : aux déesses Edusa et Potûsa, 11. 28

lorsqu'on les sevrait et qu'ils commençaient à manger et à boire; an dieu Statulinus, v lorsqu'ils se soutenaient sur leurs jambes; au dieu Fabulinus , quand ils commençaient à parler , etc. Voilà pourquoi on a traduit ubi inltlabunt , par toutes les fois qu'il sera initié.

Lemohnier.

— La déesse Edusa , Edulia, Edulica ou Educa , présidait à la nourriture qu'on donnait aux enfants. On lui offrait des sacrifices, ainsi qu'à la déesse Potina ou Potica, qui présidait à la boisson des enfants aussitôt qu'ils pouvaient se passer du lait maternel. Vairon, De lib. educ.y parle de ces divinités et de celles que cite l'abbé Lemonnier. Voy. St. -Augustin , De cmtate Dei: lib. IV, c. 1 1 , et le Commentaire de Donat sur Térence. Levée.

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