CE TA
Tout à l'heure au port /
antiphon (l'interrompant).
Le mien ?
GETA
Vous l'avez deviné.
ANTIPHON
Je suis mort.
GETA
Quoi?
so4 PHORMIO. ÀCT. I. SCEN. IV.
ANTIPHO.
Quid agam? **
PHEORIA.
Quid ais?
GETA
Hujus patrem vidisse me , patruum tuum.
ANTIPHO.
Nam quod ego Jiuic nunc subito exitio remedium inve-
niam miser?
Quod si eo meae fortunae redeunt 4 , Phanium, abs te ' utdistrahar, Nulla 'st mihi vita expetenda.
GETA
Ergo istaec quomita sint,Antipho, Tanto magis te advigilare aequum est. Fortes fortuna adjuvat.
ANTIPHO.
Nonsum apud me.
G E TA
Àtqui opus est nunc , quom maxime , ut sis, Àntipho ; Nam si senserit te timidum pater esse, arbitrabitur Commeruisse culpam.
PHEDRIA.
Hoc verum est.
autipho.
Non possum immutarier.
GETA
Quid face tes, si aliud gravius tibi nunc faciundum foret?
LE PHORMKXN. ACT. I. SCÈN. IV. 2&
ANTIPHON
Que devenir?
phedria fàGetaJ.
Que dis-tu? *
geta faveG humeur à Phedria).
Je dis que je viens de voir le père d'Antiphon que voilà, votre oncle*
ANTIPHON
Mais quel remède trouverais-je à un malheur aussi subit ? Ma chère Phanie, s'il faut que le sort nous sépare, la vie n'a plus d'attraits pour moi.
GETA
Puisqu'il en est ainsi. Antiphon, tous devez redoubler de vigilance. La fortune aide les gens de cœur.
antiphon. " ,
Jç ne me possède pas. ^
geta.
11 faut pourtant vous posséder plus que jamais. Antiphon» Si votre père s'aperçoit que vous tremblez , il vous croira coupable. ,
phedria.
Gela est vrai.
ANTIPHON
Je ne saurais me refondre.
g[bta. Et s'il fallait faire quelque chose de plus difficile?
*>6 PHORMIO. ACT..I. SÇEN. IV-
AITTIPHO.
Quoin hoc~non possum , illud minus possem.
GETA
Hoc nihil est , Phedria : ilicet .
Quid hic conterimus operam frustra? Quin abeo ?
PHAEDRIA.
Et quidem ego.
ANTIPHO.
Obsecro, Quid si assimulabo ? Satin' est 6 ?
GETA
Garris. ^
ANTIPHO.
Voltum conteroplamini : hem, Satin sic est?
GETA
Non.
ANTIPHO.
Quid si sic?
GETA
Propemodum.
Quid si sic?
GETA
Sat est> Hem istuc serva : et verbum verbo , par pari ut respon-
deas , Ne te iratus suis saeyidicis dictis protelet
LE PHORMIotf ACT. ]. SCÈN. IV. 207
ANTIPHON
Puisque je ne saurais faire ce que tu veux, je pourrais encore moins quelque chose de plus difficile. ! geta (à Pkedria).
H n'y a rien à faire, Phedria : partons. Pourquoi perdre ici notre peine ? Pour moi, je m'en vais.
PHEDRIA.
Et moi aussi.
ANTIPHON
Je vous prie. Si je jouais l'intrépide? Serait-ce bien ainsi ? \
geta (d'un air mécontent).
Vous badinez.
ANTIPHON
Examinez mon air. lié bien, est-ce assez ?
GETA
Non.
Et de cette manière-là ?
GETA
A peu près.
ANTIPHON
Et de celle-ci?
GETA
Fort bien. Gardez cette contenance. Réponse à chaque mot , et sur le ton qu'il aura pris, de peur que dans sa colère il ne vous renverse dès le premier choc par ses duretés*
»o8 PHORMIO, ACT. I. SCEN. V.
AKTIPHO.
Scio.
GETA
Vi coactum te esse invitum 7 , lege, judicio. Tenes? Sed quis hic est senex , quem video in ultima platea ?
AWTIPHO.
Ipsus est :
Non possum adesse.
GETA
Ah ! quid agis ? Quo abis , Antipho ? Mane.
Mane , inquam.
AïïTIPHO.
Egomet me novi , et peccatum meum :
Vobis commeùdo Phanium , et vitam meam.
SCENA V 1
PHEDRIA, GETA.
PHEDRIA.
G eta, quid nunc-fiet?
GETA
. Tu jam lites audies :
Ego plectar pendens, nisi quid me fefellerit. Sed quod modo hic nos Antiphonem monuimus, Id nosmetipsos facere oportet, Phedria.