SUITE
PHkpnaE (encore éperdue de sa chute )
Héras, qui peut ainsi me rendre à ma douleur amère, et replacer dans mon sein lé mal cruel qui me dévore ? Que j'étais heureuse d'en avoir perdu le sentiment! ( Elle aperçoit Hippolyte ). Mais pourquoi fuir la douce faveur du jour qui m'est rendu! malheureuse que je suis! Ô mon courage, ranime
830 HIPPOLYTUS. ACT. 1I. SCEN. 111.
Intrepida constent verba. Qui timide rogat, Docet negare. Magna pars sceleris mei Olim peracta est. Serus est nobis pudor.
Amavimus nefanda. Si coepta exsequor, Forsan jugali crimen abscondam face.
Honesta quaedam scelera successus facit.
En, incipe, anime. Commodes paulum, precor, Secretus aures. Si quis est, abeat; comes.
HIPPOLYTUS.
En, locus ab omni liber arbitrio vacat.
| | PHAEDRA Sed ora coeptis transitum verbis negant.
Vis magna vocem emittit, at major tenet.
Vos testor omnes, coelites, hoc quod. volo , Me nolle.
HIPPOLYTUS.
Animusne cupiens aliquid effari nequit?
PHAEDRA. ^ Curae leves loquuntur, ingentes stupent.
HIPPOLYTUS.
Committe curas auribus, mater, meis.
| PHAEDRA.
Matris superbum est nomen, et nimium potens.
Nostros humilius nomen affectus decet.
Me vel sororem, Hippolyte, vel famulam voca : Famulamque potius : omne servitium feram.
toi! Il faut tout oser ; Phédre , accomplis toi-même tes desseins et ta destinée! Donne à tes paroles de Ja confiance et de l'ordre. Toujours une prière timide entraîne un refus. J'ai consommé la plus grande partie de mon crime ; il n'est plus temps d’écouter la pudeur. Mon amour est monstrueux, il est vrai; mais si j'ai le bonheur de plaire , le flambeau de l'hymen épurera cette passion; il est tant de forfaits qu'un ' heureux succés a rendus légitimes... Le voilà. Commencons. ( 4 Hippotyte. ) Voulez-vous faire retirer votre suite et m'écouter un instant ?
BIPPOLYTE (après avoir fait sortir ses officiers ). Parlez, nous sommes seuls.
rukpaz (s'efforcant de mettre de l'ordre dans le tumulte de ses idées).
Ma langue est enchatnée, la parole expire sur le bord de mes lèvres. Une force impérieuse m'oblige de parler, une force plus grande encore retient ma voix captive ( 4 part. ) O divinités du ciel, je vous en prends à témoins, ce que je veux , je ne me sens plus libre de ne pas le vouloir.
HIPPOLYTE
Qui peut vous empécher de me dire ce qui remplit votre
âme ?
| PHEDAE.
Il est facile d'exprimer des sentiments vulgaires; les grandes :
et profondes affections sont muettes.
HIPPOLYTE. | O ma mère ! confiez-moi celles qui vous troublent. PHÉDAR.
Ce nom de mère est trop pompeux et trop imposant. Un moins superbe titre conviendrait mieux à mon cœur. Hip- Polyte ! appelez-moi plutôt votre sœur, votre sujette même :
Non me, per altas ire si jubeas nives, Pigeat gelatis ingredi Pindi jugis :
Non, si per ignes ire et infesta agmina, Cuncter paratis ensibus pectus dare.
Mandata recipe sceptra; me famulam accipe.
Te imperia regere, me decet jussa exsequi. —— Muliebre non est regna tutari urbium.
Tu, qui juventae flore primaevo viges, Cives paterno fortis imperio rege.
Sinu receptam, supplicem, ac servam tege.
Miserere viduae.
HIPPOLYTU S.
Summus hoc omen Deus Avertat. Aderit sospes actutum parens.
PHAEDR A.
Regni tenacis dominus, et tacitae Stygis , Nullam relictos fecit ad superos viam. Thalami remittet ille raptorem sui?
Nisi forte amori placidus et Pluton sedet.
HIPPOLYTUS.
Illum quidem aequi coelites reducem dabunt.
Sed, dum tenebit vota in incerto Deus, Pietate caros debita fratres colam,
Et te merebor; esse ne viduam putes.
Ac tibi parentis ipse supplebo locum.
oui , cette heureuse dépendance me parait préférable ^ Ordonnez, et pour vous j'irai affronter avec joie les neiges profondes et les sommets glacés du Pinde; je braverai les. flammes et les glaives ; j'exposerai mon sein découvert à tous les traits de vos ennemis. Prenez ce sceptre que votre pére m'a confié , et régnez sur moi comme sur l'empire d'Athènes. Vous obéir est le plus doux de mes vœux. C'est à vous de commander, c'est à moi d'obéir La main d'une femme est trop faible pour tenir le sceptre et régir les états.C'est à vous qui, dans la vigueur de l’âge, brillez de tout l'éclat que donne la jeunesse, c'est à vous à tenir désormais les rénes de l'empire paternel. Recevez une suppliante dans votre sein; protégez une infortunée ; ayez pitié d'une veuve. HIPPOLYTE.
Une veuve! que le souverain des dieux détourne ce présage ! Non, non, mon pére nous sera rendu, et bientót nous aurons la douceur de le revoir. |
- PHÈDRE
Le maître du sombre royaume né laissera point échapper $a proie , et c'est sans espoir de retour que l'on passe les noirs torrens du Styx. Croyez-vous que Pluton puisse renvoyer dans le monde le ravisseur de sa femme, et que le plus sévére des dieux ait tant d'indulgence pour un amour si
téméraire ?
HIPPOLYTE
Les divinités du ciel, plus favorables, nous rendront Thésée. Mais tant que le ciel s' opposera à l'accomplissement de hos vœux, croyez, Ô reine, que je ne cesserai d'avoir pour vos fils toute la tendresse que je dois à mes frères ; que je vous ferai respecter vous-même de manière à' vous persuáder | que vous n'étes point veuve ; et qu'en tout pour vous plaire, je saurai remplacer mon pére. '
334 HIPPOLYTUS. ACT. II. SGEN. IIl.
PHAEDR A.
O spes amantum credula! o fallax amor; Satisne dixit? precibus admotis agam.
Miserere. Tacitae mentis exaudi preces.
Libet loqui, pigetque. | HIPPOLYTUS.
Quodnam istud malum est?
PHAEDRA.
Quod in novercam cadere vix credas malum.
HIPPOLYTUS.
Ambigua voce verba perplexa jacis ;
Effare aperte.
PHAEDRA.
Pectus insanum vapor
Amorque torret, Intimas saevus vorat Penitus medullas, atque per venas meat Visceribus ignis mersus et venis latens, Ut agilis altas flamma percurrit trabes.
HIPPOLYTUS.
Amore nempe Thesei casto furis.
PHAEDR A.
Hippolyte, sic est : Thesei vultus amo Illos priores, quos tulit quondam puer; Cum prima puras barba signaret genas, Monstrique caecam Gnossii vidit domum, Et longa curva fila collegit via.
Quis tum ille fulsit! presserant vittae comam,
HIPPOLYTE. ACT. II. SCEN. [IL — 355 eRkpaz (d part ). |
O espérance, divinité crédule des amants! Ó trompeur amour ! en a-t-il assez dit ?... Donnons une. nouvelle énergie à mes paroles, à mes accens. ( Haut.) Hippolyte! prenez pitié de moi, entendez mon silence et tous les vœux secrets
de mon cœur : je veux parler, et je n’ose.
HIPPOLYTE
Quel mal inconnu vous tourmente ?
PHÈDRE
Un mal cruel que les marâtres ne ressentent guère. HIPPOLYTE.
Toutes vos paroles sont embarrassées, incompréhensibles : expliquez-vous ouvertement.
PHÈDRE
Un feu dévorant , l'amour est allumé dans mon cœur insensé... Il pénétre dans mes veines , et dans mes entrailles, il circule dans toute ma substance : le cruel s'y dérobe et me consume en me déchirant, comme la flamme rapide qui réduit les poutres en cendres.
HIPPOLYTE
C'est l'excés de votre chaste ardeur pour l'heureux Thésée,
qui produit cette grande agitation.
PHEDAE.
Oui, Hippolyte, j'aime ces traits qui embellissaient sa premiére jeunesse; je l'aime avec toutes ces gráces sous lesquelles il vint briller dans notre Créte pour combattre le monstre, lorsqu'il tenait à la main les fils qui devaient guider ses pas dans l'insidieux labyrinthe. Quel éclat! Un simple nœud arrétait sa chevelure flottante. La pudeur colorait en-
Et ora flavus tenera tingebat rubor.
Inerant lacertis mollibus fortes tori :
Tuaeve Phoebes vultus, aut Phoebi mei; Tuusque potius : talis, en talis fuit, Cum placuit hosti. Sic tulit celsum caput.
In te magis refulget incomtus decor, Et genitor in te totus : et torvae tamen Pars aliqua matris miscet ex aequo decus.
[n ore Grajo Scythicus apparet rigor.
Si cum parente Creticum intrasses fretum, Tibi fila potius nostra nevisset soror.
Te, te, soror, quacunque siderei poli In parte fulges, invoco ad causam parem.
Domus sorores una corripuit duas; Te genitor, at me natus. En supplex jacet Allapsa genubus regiae proles domus.
Respersa labe nulla, et intacta innocens ; Tibi mutor urii. Certa descendi ad preces.
Finem hic dolori faciet, aut vitae dies.
Miserere amantis.
HIPPOLYTUS.
Magne regnator Deum, Tam lentus audis scelera? tam lentus vides?
Ecquando saeva fulmen emittes manu, Si nunc serenum est? omnis impulsus ruat AEther, et atris nubibus condat diem ; Ac versa retro sidera obliquos agant Retorta cursus. Tuque sidereum caput
core ses joues, et leur donnait de nouveaux charmes. Des muscles nerveux se développaient sur ses bras encore délicats. C'était Diane que vous chérissez, c'était Apollon, brillant auteur de mà race ; mais plutôt c'était Hippolyte. Oui, oui, comme vous , ce fier ennemi charmait tous les yeux, quand il devint mon vainqueur. C'est ainsi qu'il portait sa téte altière. Avec moins de parure, vous êtes plus séduisant encore. À tant d'avantages qui se faisaient remarquer en votre père, vous unissez de plus tous les attraits de la superbe Antiope. Vous avez à la fois la douceur d’une physionomie grecque, et la fierté d’une Amazone.
Ah ! que n'avez-vous suivi Thésée sur les mers de la Créte! C'est à vous que ma sœur aurait donné ce fil précieux avec lequel il sortit du labyrinthe. O ma chère Ariane, dans quelque partie du ciel que tu brilles maintenant, j'invoque ta déité nouvelle ; notre cause est la méme.... Hélas ! une seule famille a séduit les deux soeurs. Le pére triompha d'Ariane, le fils est l'arbitre des jours de Phédre. Hippolyte, voyez tomber à vos genoux la fille de tant de rois... Pure, vertueuse, innocente jusqu'alors, vous seul me faites perdre ces précieux titres. J'ai résolu de descendre aujourd'hui à la priére pour terminer plus promptement ou ma peine ou ma vie. Prenez pitié d'une amante.
| HIPPOLYTE
Dominateur du ciel! vous écoutez en silence , et vous ne vengez pas une telle horreur ! Eh ! quand voudrez-vous donc lancer la foudre, si maintenant le firmament conserve encore sa sérénité ? Que l'Olympe s'ébranle enfin, et que les orages nous dérobent le jour ; que les astres reculent d'effroi. Et toi, Soleil, qui vois l'impureté de ta race, dérobe ton front brillant à l'univers, et plonge- toi, dans les ténèbres. O
Radiate , tantumne nefas stirpis tuae
Speculere ? lucem merge, et in tenebras fuge. Cur dextra, Divum rector atque hominum, vacat Tua , nec trisulca mundus ardescit face?
In me tona. Me fige; me velox cremet Transactus ignis. Sum nocens: merui mori.
Placui novercae ; dignus en stupris ego Scelereque tanto visus! ego solus tibi
Materia facilis ! hoc meus meruit rigor!
O scelere vincens omne femineum genus!
O majus ausa matre monstrifera malum, Genitrice pejor! illa se tantur stupro Conta minavit, et tamen tacitum diu Crimen biformi partus exhibuit nota, Scelusque matris arguit vultu truci Ambiguus infans. llle te venter tulit.
O ter quaterque prospero fato dati, . Quos hausit, et peremit, et leto dedit Odium, dolusque! genitor, invideo tibi.
Colchide noverca majus hoc, majus malum est.
\ PHAEDRA.
Et ipsa nostrae fata cognosco domus:
Fugienda petimus : sed mei non sum potens.
Te vel per ignes, per mare insanum sequar, Rupesque , et amnes, unda quos torrens rapit. Quacunque gressus tuleris, hae aniens agar.
Iterum, superbe, genubus advolvor tuis.
souverain des dieux et des homrhes, pourquoi votre main reste -t- elle toujours oisive? Pourquoi la foudre aux trois dards, n'a-t- elle pas encore embrasé l'univers ? Toñhez du moins sur moi, 6 dieux reduutables ; percez-moi , brülez-moi de vos feux destructeurs. Je suis coupable; et j'ai mérité la mort. J'ai plu à ma marátre ; elle m'a eru digne de partager avec elle son criminel adultére. C'est moi qu'elle a choisi ! C'est mon indifférence pour toutes les femmes qui m'a mérité cette horrible préférence !
O la plus criminelle des femmes ! vous les surpassez toutes en opprobres. Vous osez concevoir un amour plus criminel encore que celui de votre mére, qui donna la vie à un monstre. C'est peu pour elle de s'étre souillée par un adultére, dont le secret, long-terüps ighoté, ne fut découvert que lorsqu'elle mit au jour ce détestable enfant aux deux figures ; son plus grand crime est de vous avoir pertée vous-imême dans ses flancs.
O trois et quatre fois heureux les mortels que la haine et la perfidie ont précipités dans la tombe! O mon pére; que votre sort est digne d'envie! Médée votre marátre n'en voulait qu'à vos jours, la mienne ne m'est pas si favorable !
PHEDAE.
Oui, la déplorable destinée de ma race se développe à mes yeux : toujours nous recherchons ce que nous devrions fuir; mais je ne suis plus ma maîtresse. Barbare Hippolyte ! je te suivrai partout, à travers les flammes , sur les vagues orageuses , dans les rochers, au milieu des plus impétueux torrens... Superbe Í regarde-moi encore prosternée à tes pieds.
HIPPOLYTUS.
Procul impudicos corpore a casto amove Tactus. Quid hoc est? etiam in amplexus ruit? Stringatur ensis. Merita supplicia exigat. — En, impudicum crine contorto caput Laeva reflexi. Justior nunquam focis Datus tuis est sanguis, arcitenens Dea.
PHAEDR A.
Hippolyte, nunc me compotem voti facis.
Sanas furentem. Majus hoc voto meo est, Salvo ut pudore manibus immoriar tuis.
HIPPOLYTUS.
Abscede. Vive: ne quid exores : et hic Contactus ensis deserat castum latus.
Quis eluet me Tanais? aut quae barbaris Maeotis undis Pontico incumbens mari ?
Non ipse toto magnus Oceano pater Tantum expiarit sceleris. O silvae! o ferae!
| NUTRIX
Deprensa culpa est. Anime; quid segnis stupes? Regeramus ipsi crimen, atque ultro impiam Venerem arguamus. Scelere velandum est scelus Tutissimum est inferre , cum timeas , gradum. Ausae priores simus, an passae nefas, | Secreta cum sit culpa, quis testis sciet?
Adeste, Athenae : fida famulorum manus, Fer opem: nefandi raptor Hippolytus stupri Instat, premitque. Mortis intentat metum.
Gardez - vous d'outrager ma vertu, en approchant de moi vos mains impures. ( d part.) Mais quoi ! elle se. précipite dans mes bras. Que signifie cette indigne violence... Tirons mon épée... Punissons comme elle le. mérite cette femme audacieuse. (Haut. ) Voyez comme ma main .enveloppant vos cheveux, tient inclinée votre impudiqne téte... O déesse des bois , jamais un sang n aura coulé plus juste ment sur vos autels.
PHEDBE.
Hippolyte! tu combles tous mes voeux, et tu guéris ma
fureur : en me donnant la mort , tu sauves ma vertu ; frappe, je périrai volontiers de ta main.
HIPPOLYTE ( {a repoussant ).
Non, retirez-vous ; vivez : vous n'obtiendrez rien de moi; mais ce fer qui vous a touchée, ne doit plus étre suspendu à mon cóté. Oü trouverai-je pour me purifier, une onde aussi pure que celle du Tanais, ou des Méotides, qui communiquent à la mer du Pont? L'Odcéán tout entier pourrait-il effacer une telle souillure ? O foréts! à monstres! ( H s'enfuit ).
LA NOURRICE ( & Phédre ).
O ma chére enfant ? Votre fatal secret est dans les mains de ce barbare : pourquoi rester, dans l'abattement extrème où il vous plonge? .Rejetons sur lui tout. l'odieux de cette cruelle flamme ; voilons, puisqu'il le faut, un crime par un autre crime. C'est. celui, qui a topt à craindre, qui le premier doit accuser. Un grand crime a été couvert des ombres du mystère. On, ignore si nous l'avons commis, ou si nous on avons été. l'objet. Qui pourra donc déposer contre nous (4 ud; À thépiens )? Au secours, ci-
544 HIPPOLYTUS. ACT. II. SGEN, IV.
Ferro pudicam terret. En, praeceps abiit, Ensemque trepida liquit attonitus fuga.
Pignus tenemus sceleris. Hanc moestam prius
. Recreate. Crinis tractus , et lacerae comae, Ut sunt, remaneant, facinoris tanti notae.
" Referte in urbem. Recipe jam sensus, hera.
.. Quid te ipsa lacerans omnium aspectum fugis? Mens impudicam facere, non casus, solet.
SCENA IV
CHORUS
Fucir insanae similis procellae, Ocior nubes glomerante Coro, Ocior cursum rapiente flamma, Stella cum ventis agitata longos
: Porrigit ignes.
Conferat tecum decus omne priscum Fama, miratrix senioris aevi :
Pulchrior tanto tua forma lucet,
toyens! ministres fidèles de Thésée et de Phèdre, venez assister et venger votre reine. Un vil sédncteur, Hippolyte, vient en ce lieu nous faire des instances criminelles ; il presse, et le fer à la main, il menace de la mort, il frappe de terreur votre vertueuse souveraine. Le voilà qui s'échappe, et que dans sa fuite il nous abandonne sa criminelle épée. Nous la tenons, cette preuve évidente de sa violence.., O mes amis! calmez d'abord la tristesse de cette infortunée, mais laissez sa chevelure en désordre et sanglante, comme une marque certaine d'un si grand attentat... Reportez votre reine dans la ville...; et vous, à ma chère maîtresse, reprenez vos sens. Pourquoi vous frapper le sein, déchirer vos vétemens, éviter tous les regards ? C'est la volonté qui nous rend coupables, et non pas le hasard,