‹ Théâtre complet des Latins (volume 2)Chapitre 124 sur 128 · SCENE L · texte numérisé non relu

SCENE L

1. — Courert de meurtissures. J'ai déjà fait resmarquer à wmses lecteurs que les anciens se frappaient la poitrine à coups redoublés, ca signe d'affliction et de deuil. 1ls s'arrachasent les cheveux , ils déchiraient leur visage avec leurs ongles. Foy. Kurchman. de Faneribu:. lib. IL c. 11 ; Feith. Antig. Homer. lib. IIL c. 15.

3. — Que l'amour ou la haine de tes cpomses. Thésée, dans wa mouvement de colère, tua Antiope, mère d'Hippolyte. Phèdre appelle Thésée parricide, parce que ce prince, à son retour de la Crète, aprés avoir vaincu le Minotaure , avait oublié d'óter les voiles noires de son navire, et d'en arborer de blanches, comme il l'avait promis à Egée son père: le malheureux vieillard croyant son fils mort, se précipita dans cette mer, qui depuis a porté son nom. Pour bien comprendre la pensée du poète , il faut ajouter à amore, mei ; et à odio, ÆAntiapac. En effet, Thésée tue .Antiope pour se venger de la haine qu'elle lui témoignait ; et il est la cause de la mort d'Hippolyte, par l'amour qu'il avait pour Phédre.

3. — Quel Sinnis inhumain. Phèdre semble ne citer les trois monstres vaincus et détruits par Thésée , que pour faire entendre qu'il était encore plus cruel qu'eux.

SUR

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