HERCULE, THÉSÉE, AMPHITRYON, MÉG ARE
HERCULES
Los renversé par mombras vengeus amordu la poussière ( 1); tous ceux qui ont óté las complices qu les compagnons dn tyran , étendus à ses côtés, ant reçu. le même châtiment. Vainqueur de mes ennemis, je vais maintenant offrir des sacrifices à mon père et à tous les dieux : je vais immoler sur leurs autels les victimes qui leur sont dues à de si justes titres.
O belliqueuse Pallas, qui m’avez secondé et secouru dans mes travaux, vous dont le bras gauche est armé de cette égide qui menace de convertir en rochers les plus fiers combattans ; et vous, céleste vainqueur de Lycurgue et de la mer Rouge, dont le thyrse est toujours environné d’un pampre vert; vous divinités puissantes, Diane , si habile à lancer des traits, et vous, Apollon, qui ne l'étes pas moins à manier la lyre ; vous tous enfin, Ó mes frères qui habitez l'Olympe, et qui n'étes
pas sortis d'une marátre (3), qui que vous soyez, je vous
invoque. | Qu'on améne ici les troupeaux les plus gras. Qu'on répande
sur ces autels tout ce que les moissons des Indes; tout ce que
Conferte in aras; pinguis exundet vapor.
Populea nostras arbor exornet comas:
Te ramus oleae fronde gentili tegat,
Theseu: tonantem nostra adorabit manus.
THESEUS.
Tu conditores urbis, et silvestria
Trucis antra Zethi, nobilis Dircen aquae,
Laremque regis advenae Tyrium coles.
| HERCULES
Date tura. flammis. | AMPHITRYON.
Nate, manantes prius Manus cruenta caede et hostili expia.
HERCULES
Utinam cruorem capitis invisi Deis, Libare possem! gratior nullus liquor Tinxisset aras: victima haud ulla amplior Potest, magisque opima mactari Jovi,
Quam rex iniquus.
AMPHITRYON
Finiat genitor tuos Opta labores : detur aliquando otium,
Quiesque fessis.
HERCULES
Ipse concipiam preces
Jove meque dignas. Stet suo coelum loco, Tellusque et aether: astra inoffensos agant - [Eterna cursus : alta pax gentes alat :
Ferrum omne teneat ruris innocui labor :
HERCULE FUR. ACT. IV. SCEÉN..L. — 89 les forêts de l'Arabie produisent de plus précieux en parfunts; que leur agréable vapeur s'éléve jusqu'au ciel ; que le peuplier orne notre tête, et que. Thésée seul ceigne la sienne de l'olivier de sa patrie : mes mains vont rendre hommage au maître du tonnerre. '
THÉBÉE.
Vous honorerez aussi les fondateurs de Thèbes, la grotte sauvage du superbe Zéthus (3), la noble source de Dircé, et le dieu Lare qu'un roi étranger (4) a rapporté de Tyr.
HERCULE
Que l'on jette de l'encens dans ce brasier sacré. AMPHITAYOR. '
Mon fils, avant d'offrir ce sacrifice, purifiez vos mains (5) encore fumantes du sang de votre ennemi.
HERCULE
Que ne puis-je, Ô mon père, offrir aux immortels tout le sang de cet homme odieux! Nulle libation plus agréable n'au-
rait coulé sur leurs àutels! Nulle victime plus méritoire qu'un méchant roi, ne peut tomber aux pieds de Jupiter.
AMPHITBÀYOR.
Priez plutót Jupiter de mettre un terme à vos travaux , et de vous accorder quelque reláche aprés tant de peines.
- HBERCULE.
Non, je vais lui faire une prière plus digne de lui et de moi ; que le ciel et la terre restent en harmonie ; que les asres éternels ne soient plus arrêtés dans leur cours ; qu'une paix profonde fasse le bonheur des nations; que le fer soit uniquement consacré aux travaux innocents de la culture ;
ge HERCULES FUR, ACT. IV. SCEN. I.
Ensesque lateant : nulla tempestas fretum Wiokenta turbet: nullus irato Jove Exsiliat ignis : nullus hiberna nive Nutritus agros amnis eversos trahat :
Venena cessent : nulla nocituro gravis Succo tumescat herba : non saevi ac truces Regnent tyranni : si quod etiamnum est scelus Latura tellus, properet; et si quod parat Monstrum , meum sit : sed quid hoc? medium diem Cinxere tenebrae : Phoebus obscuro meat Sine nube vultu ; quis diem retro fugat, Agitque in ortus? unde nox atrum caput Tgnota profert? unde tet stellae pólum [mplent diurnae? primus en noster labor Coeli refulget parte non minima Leo, Araque totus. fervet, et morsus parat; Jam rapiet aliquod sidus: ingenti minax 'Btat ore, et ignes efflat, et rutila jubam Cervice jactat : quidquid autumnus gravis, Hiemsque gelido frigida spatio vefert, Uno impetu transiliet : et verni petet Frangetque Tauri colla.
| Quod subitum hoc malum est?
Quo, nate, vultus huc et huc acres refers? , Acieque falsum turbida coelum vides?
HERCULES
Perdomita tellus, tumida cesserunt freta,
HERCULE FÜR; ACT. IV. SCEN, 3. 9c que l'épée demeure cachée dans le fourreau; que nul tempête
- violente ne trouble plus les mers; que Jupiter irrité cesse de
lancer ses foudres vengeresses; que nul torrent grossi par les neiges de l'hiver ne désole ]es champs , que les poisons ne soient plus connus désormais ; que nulle plante ne produise de sucs vénéneux ; qu'on ne voie plus régner de tyrans cruels et farouches ! et sí la terre doitenfanter quelque fléau, quelque monstre , qu'elle se hâte, et qu'on charge mon bras de le combattre ! Mais que vais-je ?.les ténèbres environment le ciel au milieu du jour; le golgil disparaît , son disque s’obscurcit, et je n'apercois aucun nuage ! Qui peut ajnsi chasser Ja lumiére et la faire rétrograder vers l'Orient? Que signifie cette nuit profonde et extraordinaire? Pourquoi ces étoiles qui couvrent le ciel en plein jour? Ce lion de Némée , dont la mort fut le premier de mes travaux; brille dans une des plus belles parties du firmament : il bouillonne de oolére; sa gueule s'ouvre, il semble prét'à dérorer quelque constellation : sa figure est menaeante, son regaed.est terrible. Comme il.étincelle, comme il rejette sa erinière sur ses épaules; déjà méme il franchit d'un seul bond les astres de l'autarans pesant, ceux de l'hiver glacial, ceux du printemps, et va briser la tête du taureau qui annonce au monde cette belle saison.
AM PALITA TON.
Quel trouble subit vous égare bô. mon fils, ou promenez-vous vos yeux étincelana? Quel prestige vous montre le ciel si différend de ce qu'ilest ?
| HER CULE
Le terre est domptég ,-1es mers nrageuses sont.soumises,'les
sombres royaumes ont éprouvé ce.que peut mon courage .im-
ga HERCULES FUR. ACT. IV. SCEN. I.
Inferna nostros regna sensere impetus :
Immune coelum est; dignus Alcidae labor.
In alta mundi spatia sublimis ferar :
Petatur aether , astra promittit pater.
Quid si negaret? non capit terra Herculem, Tandemque superis reddit: en ultro vocat Omnis Deorum coetus, et laxat fores, , Una vetante... recipis, et reseras polum?
Àn contumacis januam muudi traho?
Dubitatur etiam? vincla Saturno exuam:
Contraque patris impii regnum impotens Avum resolvam. Bella Titanes parent Me duce furentes : saxa cum silvis feram, Rapiamque dextra plena Centauris juga.
Jam monte gemino limitem ad superos agam.
Videat sub Ossa Pelion Chiron suum :
In coelum Olympus tertio positus gradu Perveniet, aut mittetur.
EE Infandos procul Averte sensus : pectoris sani parum , Magni tamen, compesce dementem impetum.
HERCULES
Quid hoc? gigantes arma pestiferi movent :
Profugit umbras Tityos, ac lacerum gerens Et inane pectus, quam prope a coelo stetit?
Labat Cithaeron, alta Pallene tremit, Marcentque Tempe : rapuit hic Pindi juga: ,
pétueux : le ciel seul.est épargné ; c'est une conquéte digne d’Alcide ! Je m'élancerai dans les plus sublimes régions du monde ; je m'éleverai jusqu'à la voûte éthérée; mon père m'a promis les astres. Mais s'il manquait à sa promesse ! La terre est trop petite pour Hercule, elle me rend à l'Olympe. Voilà, voilà toute l'assemblée des dieux qui m'appelle ; on m'ouvre Ja porte de l'Empirée, Junon seule y met obstacle.... Orgueilleuse déesse, veux-tu m'admettre, et m'ouvrir le ciel ? Faut-il que j'enléve cette porte divine qui me résiste? Douterait-t-on de mes forces ? Je briserai les chaînes de Saturne, j'arracherai à mon pére impie son sceptre impuissant; je le restituerei à mon aïeul. Que les Titans furieux se préparent à combattre sous mes ordres : je m'armerai de rochers encore couverts de forèts, ma main déracinera les montagnes pleines de centaures; en entassant l'une sur l'autre, je m'ouvrirai une route jusqu'au séjour des dieux. Chiron verra son Pélion sur l'Ossa: le mont Olympe sera mon troisième degré pour arriver au firmament, ou je le lancerai lui-même contre le ciel.
AMPHITB YO X.
Gardez-vous de vous livrer à ces idées horribles ; calmez la | fougue de ce délire insensé quoique sublime.
HERCULE
Que vois-je ? les géans destructeurs préparent leurs armes; Tityus s'est enfui de la demeure des ombres; le voilà avec sa poitrine déchirée et sans entrailles; le voilà presque dans le ciel! Le Cythéron est ébranlé, l'altiére Pallène tremble jusque dans ses fondemens, les valons du Tempé deviennent stériles. Un des Titans a déjà enlevé la cime du Pinde, l'autre le
Hic rapuit Œten : saevit horrendum Mimas. - Flammifera Erinnys verbere excusso sonat, Rogisque adustas propius àc propius sudes ‘In ora tendit : saeva Tisiphone caput Serpentibus vallata, post raptum canem Portam vacantem clausit opposita face.
Sed ecce, proles regis inimici latet, Lyei nefandum semen: inviso patri Haec dextra jam. vos reddet : exeutiat leves Nérvus sagittas... tela sic mitti decet Herculea.
AMPHITRYON
Quo se caecus impegit furor?
Vastum coactis flexit arcum cornibus, Pharetramque solvit : stridet emissa impetu Arundo : medio spiculum collo fugit Vulnere relicto.
HERCULES
Ceteram prolem eruam,
Omnesque latebras: quid morer? majus mihi.
Bellum Mycenis restat : üt Cyclopea - Eversa manibus saxa nostris concidant , Huc eat et illuc aula disjecto objice , Rumpaique posteis: columen impulsum labet. | Perlucet omnis regia: hic video abditum Natum. seelesti patris.
AMPHITRYON
En, blandas manus
HERCULE.FUR. ACT. IV. SCEN. E g$
sommet de l'Oétà. Mimas exerce son horrible fureur. Erynhis armée de torckes , fait résommet sont fouet éclatant ; elle approche de moi des tisone arrachés des büchers, et me lance | au visage des poutres enflammées. La cruelle Tisiphone aveo les affreux serpents dont sa tête est environnée, a refermé la porte infernale dont elle défend l'entrée avec ses flammes vengeresses, depuis l'enlévement de Cerbére. Mais, j'apercois la race de mon ennemi; l'exécrable postérité de Lycus. Cette main vous aura bientôt rendus à votre détestable père. (4 saisit son arc.) Que cet arc lance ses traits rapides... Voilà les coups que doit porter Hercule!
AMPHITRYON (d Thésce).
Quel but sa fureur aveugle a-t-elle choisi? Il a déjà courbé les deux extrémités de son arc immense; il ouvre son carquois ; la flèche vole en siflant; elle a traversé le cou de $ón fils; elle lui a donné la mort.
HERCULE
Je détruirai cette race entière; je découvrirai les réduits les plus secrets... Mais pourquoi m'arréter? Il me reste à porter des coups plus terribles ; il faut anéantir Mycénes ; il faut que mes mains renversent ses murs bátis par les Cyclopes. Dispersons çà et là les remparts de ce palais superbe, brisons ses portés ; ébranlons ces colonnes qui fui servent de soutien ; déjà mes regards se promènent dans toute son étendue ; j'y apercois le fils d'un père scélétat qui s'y cache. |
AMPRITAYON (4 Thésée).
C'est encore un de ses fils qui, prosterné ài ses pieds, lui
Ad genua tendens, voce miseranda rogat.
Scelus. nefandum, triste, et aspectu horridum,
Dextra precante rapuit, et circa furens
Bis ter rotatum misit : ast illi caput
Sonuit; cerebro tecta disperso madent.
At misera parvum protegens natum sinu
Megara, furenti similis e latebris fugit.
HERCULES
Licet Tonantis profuga condaris sinu,
Petet undecunque temet haec dextra, et feret. AMPHITRYON. |
Quo misera pergis? quam fugam, aut latebram petis?
Nullus salutis Hercule infenso est locus :
Amplectere ipsum potius, et blanda prece
Lenire tenta.
MEGARA
Parce jam, conjux, precor, Agnosce Megaram ; natus hic vultus tuos, Habitusque reddit: cernis, ut tendat manus?
HERCULES - | Teneo novercam: sequere, da poenas mihi, Jugoque pressum libera turpi Jovem.
Sed ante matrem parvulum hoc monstrum occidat. B | MEG AR A.
Quo tendis amens? sanguinem fundes tuum? :
| AMPHITRYON
Pavefactus infans igneo vultu patris
: Perit ante. vulnus : spiritum eripuit timor.
HERCULE FUB. ACT. IV. SCÉN. L 97
tend ses mains timides, et lui demande gráce d'une voix attendrissante. O crime effroyable, à spectacle horrible et déchirant? Hercule a saisi sa main suppliante, et aprés l'avoir fait tourner six fois comme une roue, il le lance avec fureur : la téte de l'innocent retentit en se brisant contre le parvis, etles murs sont couverts de sa cervelle fumante. La malheureuse Mégare, tremblante et hors d'elle-méme, s'enfuit en cachant dans son sein le derniet de ses enfants pour le soustraire à la fureur d'Alcide.
HERCULE (à Mégare qu'it prend pour Junon ).
Quand même tu te cacherais dans les bras du dieu de la
foudre, mon bras ira t'y chercher et saura bien t'en arracher. AMPHITRYON (à Mégare).
Où courez-vous, infortunée? Où croyez-vous trouver une retraite, un asile? Il n'en est point dans l'univers contre Hercule en fureur. Jetez-vous plutôt dans ses bras, et t4chez de le désarmer par vos caresses.
MÉcARE (4e jetant auc genoux d' Hercute).
Pardonne, cher époux, je t'en supplie : reconnais Mégare; vois cet enfant ta vivante image; vois comme il tend ses faibles mains à son pére!
HÉRCULE (saisissant Mégare).
Je tiens ma:marâtre : suis-moi ; viens recevoir le châtiment qui t'est dû, et délivre Jupiter du joug honteux qui l'attache àtoi. Mais avant d'immoler la mère, périsse le petit monstre qu'elle presse sur son sein.
__ MÉGARE
Insensé ! qué veux-tu faire ? C'est ton sang que tu vas
répandre ? | | AMPHITAYON (fas, et dans l’accattement ).
Frappé par le regard enflammé de son père, cet enfant
meurt avant même que d’avoir été blessé ; la crainte seule 12. ' 7
Ín conjugem nunc clava libratur gravis.
Perfregit ossa : corpori trunco caput Abest, nec usquam est. Cernere hoc audes nimis Vivax senectus! si piget luctus, habes Mortem paratam : pectus in tela indue.
Vel stipitem istum caede monstrorum illitum Converte. Falsum ac nomini turpem tuo Remove parentem, ne tuae laudi obstrepat.
THESEUS.
Quo te ipse, senior, obvium morti ingeris?
Quo pergis amens? profuge, et obtectus late, Unumque manibus aufer Herculeis scelus.
HERCULES
Bene habet : pudendi regis excisa est domus.
. Tibi hunc dicatum, maximi conjux Jovis, Gregem cecidi: vota persolvi libens - Te digna: et Argos victimas alias dabit.
AMPHITRYOYN. Nondum litasti , nate : consumma sacrum.
Stat, ecce, ad aras hostia, exspectat manum Cervice prona : praebeo , occurro, insequor... Macta... quid hoc est? errat acies luminum, Visusque moeror hebetat : an video Herculis Manus trementes? vultus in somnum cadit, Et fessa cervix capite submisso labat; Flexo genu jam totus ad terram ruit :
Ut caesa silvis ornus, aut portus mari
Datura moles : vivis! an leto dedit
a fait envoler son âme... Maintenant Hercule balance sa pesante massue contre son épouse : il a brisé ses os; la téte est séparé du corps, sans qu'il en reste de vestiges. O vieillesse trop prolongée, peux-tu bien soutenir un tel spectacle! Si tu ne veux pas survivre à ta douleur, la mort est sous ta main. Cours au-devant des traits du furieux Alcide. ( Zaut à Hercule.) Tourne contre moi-même cette massue teinte du sang de tant de monstres. Extermine un pére qui ne l'est pas véritablement, et dont l'existence ternit l'éclat de ton nom; il ne doit plus souiller ta gloire.
THÉSÉE
Pourquoi , malheureux vieillard , vous précipiter au-devant de la mort? Où courez-vous, imprudent? Fuyez, mettezvous en süreté et épargnez un nouveau crime à Hercule.
HERCULE
Je suis satisfait. J'ai détruit entiérement la maison d'un roi infame. Compagne du grand Jupiter, j'ai immolé ce vil troupeau que depuis si long-temps, je t'avais destiné ; j'ai accompli avec plaisir deg voeux dignes de toi : je trouverai encore dans Árgos d'autres victimes à t'offrir.
A MPHITRYON.
Tu n'as pas tout immolé , mon fils : consomme le sacrifice : voici une dernière victime devant les autels : la tête inclinée, ellen’attend plus que le glaive du sacrificateur. Je me présente moi-même, je vole à ta rencontre, je cours au-devant de tes coups... Frappe... Quoi! tu détournes tes yeux errans ; la douleur-te rend interdit. Ne vois-je pas la main d'Hercule trembler? Enfin le sommeil appesantit sa téte, elle vacille, elle se penche sur sa poitrine; ses genoux fléchissent, le voilà tombé de toute sa grandeur sur la terre, comme l'orme abattu
pm 4*
Idem, tuos qui misit ad mortem , furor.....
. Sopor est, reciprocos spiritus motus agit.
Detur quieti tempus, ut somno gravi Vis victa morbi pectus oppressum levet.
Removete, famuli, teja, ne repetat furens.
SCENA II
CHORUS THEBANORUM.
LucrAT aether, magnusque parens Ætheris alti, tellusque ferax ,
Et vaga ponti mobilis unda.
Tuque ante omnes, qui per terras, Tractusque maris fundis radios, Noctemque fugas ore decoro, Fervide Titan : obitus pariter Tecum Alcides vidit et ortus, Novitque tuas utrasque domos.
Solvite tantis animum monstris; Solvite, superi: rectam in melius, Flectite mentem : tuque o domitor, Somne, laborum', requies animi, Pars humanae melior vitae,
dans les forêts, ou comme la digue forcée d'ouvrir uri passage aux flots de la mer. Es-tu encore vivant ?‘ou cette furear qui vient de donner la mort à ta famille, te l'a-t-elle donnée à toi méme?... C'est le sonzmeil qui l'accable; il respire avec peine, son cœur est agité : laissons-lui prendre quelque repos pour calmer la violence de son mal ot soulager sün cœur oppressé. Esclaves fidèles, enlever-lui ses aries, de peur que ce furieux ne les reprenne à son réveil