SCENE 1I
d. — .fgnosco toros. Vox. Macrob. lib. I. Saturnal. c. 20. 3. — Unde iste, genitor, squallor , etc. Le désordre dans la pa-
rure était un des principaux signes de deuil ou de tristesse. Ceux qui avaient perdu leurs parents ou leurs amis, les accusés, les supplants, ceux qui étaient souillés par quelque meurtre , ne prenaient aucun soin de leur toilette, ils allaient méme jusqu'à se couvrir de haillons. La couleur noire ou tirant surle noir était la couleur de deuil. Souvent les hommes et les femmes se faisaient couper les cheveux ; on les coupait méme aux enfants. Voici deux passages trés-remarquables de Lucilius lib XXVI: « Squalitate summa , scabre summa,in re summa obrutam ; » et lib. XXX VI. « Hic cruciatur fame, frigore, inluvie, inbalnitie , inprofundie, incuria. * Voyez Nonius sur les mots i//uries ou inluvies et sur squalor-
3. — Quae fuit durum pati meminisse dulce est, Cette pensée se trouve dans Euripide, et Macrobe la citée au liv. VII des Saturnales ; on la trouve aussi dans Xénophon. lib. VII, dans Cicéron, lib. IL. De finibus. Virgile a dit : -
* .... Forsan et haec olim meminisse juvabit, * Per varios casus, etc. »
| ( Æneid. lib. VI.)
4. — Denis ubi aequor Taenarus. Voy. Apollon. lib. Y; Mela. lib. I. Cap. 19; Plin. lib. XXVII. cap. 2: Odyss. lib. XV. Pausan. in laco-
nicis. Les lecteurs pourront comparer toute cette description des enfers, et du supplice des grands coupables, avec ce qu'en ont dit Homère, Hésiode, Platon, Virgile, Plutarque, Ovide, Silius Italicus et Claudien. Les Paiens regardaient généralement comme un point essentiel de leur croyance tout ce qui tendait à prouver l'existence des enfers ; mais ils n’ajoutaient pas autant de foi à tout ce que les poètes et les mythologues rapportent de Tantale, d'Ixion, etc. C'est ici le lieu de rappeler les discours de César et de Caton dans Salluste, l'opinion de Cicéron, lib. II. De natura deorum. Arrien a dit: « Nullus Orcus est, « nullus Acheron, nullus Cocytus , nullus Pyriphlegeton , sed omnia E plena sunt deorum et geniorum. Juvénal satir. II , s'est exprimé |
avec la plus grande hardiesse.
* Esse aliquos manes et subterranea regna, . « Et contum, et Stygio ranas in gurgite nigras, » Átque una tranare vadum tot millia cymba :
» Nec pueri credunt ; nisi qui nondum ere lavantur. »
Je crois devoir aussi faire observer aux lecteurs , que la plupart des grands hommes de l'antiquité, qui s'étaient fait admettre à l'initiation, | ont parlé des peines des enfers avec beaucoup de détail, parce qu'ils connaissaient le sens emblématique des fables d'Ixion, de Tantale, de Tityus etc., tandis que les autres auteurs ont traité avec la plus grande légèreté tout ce qui a trait aux mystéres de l'initiation, dans lesquels on enseignait d'utiles et profondes vérités sous le voile de l'allégorie. Il y avait, autrefois comme à présent, des gens ennemis de toute instruction, et d'autres qui croyaient toute vérité bonne à dire. Ni les uns ni les autres n'ont pensé que la vérité est comme le soleil, destinée à éclairer le monde et non pas à le consumer; et que nos yeux, pour en supporter l'éclat, ont besoin d'y être insensiblement préparés et accoutumés, comme on y préparait l'initié, avant de le retirer des ténèbres dans lesquelles il s'était d'abord trouvé plongé. Ils ont ignoré sans doute à combien d'épreuves il faut soumettre l'esprit. et le cœur humain, avant de dissiper les ténèbres de l'ignorance, des préjugés, de l'erreur, de la superstition; avant de l'affranchir du
joug des passions; avant de lui révéler le secret de sa céleste origine ,
de sa future immortalité et de lui faire adorer un dieu, obéir aux lois
de l'état, de la nature et de la religion.
5. — Quod quisque fecit patitur , etc. Cette pensée semble empruntée à Eschine qui l'a ainsi exprimée.
Ap&seivrt y&p Toi xni waDt (Qaa Voyez Claudian. in Eutropium. lib. I.
6. — Rapitur volucri tortus Izion rota. On peut comparer ce passage avec celui qui se trouve dans Tibulle, lib. I. Eleg. 3. Notre poète rappelle à la pensée les beaux vers d’Homère, Iliad. VI ; ceux de Sophocle dans son Philoctète; de Pyndare , Olymp. Od. 13, et de Théognis dans ses Sentences; enfin la description da supplice de Sisyphe et de Tityus, par Lucréce, de Natyr, rer. Voyez Pierius, Hieroglyph lib. XVIII.