‹ Théâtre complet des Latins (volume 2)Chapitre 89 sur 128 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

(O4, —— Déjà des flambeauz sans nombre brillent dans les appartements. Les anciens allumaient un grand nombre de flambeaux et de lampes, les jours de fêtes , dans leurs solemnités , dans leurs festins, ou lorsqu’il s'agissait de célebrer le retour du maître de la maison. La forme des lampes était trés-variée , c'était comme de nos jours un objet de

luxe; on en suspendait aux portes et aux fenêtres, et aux arbres consacrés aux dieux. Por. Kipping. Æ#ntig. roman. lib. Le. 10, 5, 4; Buleng. de Conviv. lib. IL. c. 25; Saubert. de Sacrific. o. 16.

2. — Que cette coupe termine son repas. Cette réflexion d'Atrée est d'autant plus atroce, que le dernier coup que l'on buvait à la fin du repas , était un hommage rendu au Bon génie, à la Bonne fortune, que cette santé se portait en signe d'amitié, d'estime ou de respect, avec la plus grande coupe , dont le maitre de la maison avait coutume de se servir. Voy. Athen. lib. II. c. 17, et Buleng. de Convie. ; Meurs. de Luzu roman.

1. — Les roses du printemps sont tombées de mon front. Thyeste regarde tout ce qui lui arrive , comme le présage d'un malheur dont il . est menacé. On peut voir jusqu’où les anciens portaient en pareil cas la superstition par ce passage de Claudien, de Raptu. Proserpin. lib. III.

« Nullusque dies non triste minatur « Augurium, quoties flaventia serta comarum, « Sponte cadunt ! quoties exsudat ab ubere sanguis! « Larga vel invito prorumpunt lumina fletu , « Injussaeque manus mirantia pectora tundunt! « Si buxos inflare velim , ferale gemiscunt.

« Tympana si quatiam, planctum mihi tympana reddunt.

« Ah! vereor ne quid portendant omina veri. "

Que d'idées superstitieuses se sont accréditées d'áge en âge, et que

les lumières de la raison parviendront difficilement à dissiper ! \ 2. — Le parfum répandu sur mes cheveux. Les anciens se faisaient

frotter avec les parfums les plus précieux , avant de se mettre à table ou lorsqu'ils étaient déjà placés dans la salle du festin. Foy. Athen. lib. XII. c. 31 ; Apul. Asin. Aur. lib. IV. et Clement ; Alexand. lib. II.

Pacdagog.

1. — C'est pour cela que les dieux ont été saisis d'horreur. Par le mot dieux, on peut entendre les divinités de l'Olympe, ou les constellations qui portaient leur nom, et qui leur étaient consacrées. Les

anciens donnaient particulièrement le nom de dieux au soleil et à la lune.

3. — Le farouche Procruste. ll faisait coucher ses hôtes sur des lits trop longs ou trop courts , et leur donnait la mort, soit en tirant leurs membres avec violence, soit en les coupant. Il fut tué par Thésée sur les bords du Céphise. Joy. Plutarch . in. Thes. ; et Ovid. Metamorph. Lib. VII. v. 43.

LHIPPOLYTE

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