SCÈNE I
AMPHITRYON
Navcnars, que j'étais allé chercher, n'était plus sur le vaisseau, Je ne rencontre personne qui l'ait vu ni chez lui, ni dans la ville; j'ai couru toutes les grandes rues, tous les bains publics, toutes les boutiques de parfumeurs; j'ai été à la foire, au marché, dans les lieux d'exercices, sur la place publique ; il'n’est pas enfin de boutiques de droguistes et de barbiers ; il n'est pas de temples que je n'aie visités : j'en suis en vérité tout hors d'haleine, et Je ne sais encore oü trouver Naucrate. Je retourne chez moi. Ma femme doit s'attendre à de nouvelles questions. Je veux absolument connaitre aujourd'hui celui pour l'amour duquel elle a souillé la couche nuptiale ; car j'aimerais mieux mourir que de ne pas poursuivre les recherches que j'ai commencées. Mais quoi! la porte est fermée! Courage ! cela ne répond pas mal à ce qui s'est passé tantôt. Je vais frapper. Holà ! ouvrez ;... n'y a-t' il personne..? m'ouvrira-t'-on ?
1, mE 1e
146 AMPHITRUO. ACT. IV. SGEN. II.
SCENA II
MERCURIUS, AMPHITRUO.
MERCURIUS
. Quis ad fores est?
AMPHITRUO.
Ego sum. ' MERCURIUS.
Quid, ego sum?
AMPHITRUO.
7 Ita loquor.
MERCURIUS
| Tibi Jupiter Dique omnes irati certo sunt, qui sic frangas fores.
Quo modo..... ? Eo modo, ut profecto vivas aetatem miser.
AMPHITRUO.
Sosia.
MFRCURIUS.
Ita, sum Sosia, nisi me esse oblitum existimas. Quid nunc vis?
AMPHITRUO.
Sceleste! at etiam, quid velim, id tu me rogas? MERCURIUS.
Ita rogo. Paene effregisti, fatue, foribus cardines.