‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 49 sur 122 · JUPITER, AMPHITRYON · texte numérisé non relu

JUPITER, AMPHITRYON

JUPITER

Ns crains rien, Amphitryon ; je viens te servir, toi et les tiens. Plus de frayeur : laisse là les devins et les augures. Je l'apprendrai tout ce qui est arrivé, tout ce qui arrivera (1), mieux qu'ils ne le pourraient faire, puisque je suis Jupiter. J'aimai Alcmène ; elle a porté le fruit de ma tendresse. Tu la laissas aussi enceinte, à ton départ pour l'armée; elle vient d'accoucher en méme temps de deux jumeaux : celui qui est issu de mon sang te couvriraun jour, par ses hauts faits, d'une gloire immortelle. Retournd vers ta femme Alcmène: vivez heureux ensemble comme auparavant : elle n'a point mérité les soupcons. Elle n'a. pas cessé un seul instant de t'étre

fidèle. Elle a cédé à ma toute-puissance : je retourne aux cieux.

Page 1