Voyez la note philologique sur ce passage
3. — Adieu! reprenez vos biens. C'était la formule de la répudiation et du divorce, selon la loi des XII Tables dont voici le texte : « Si vir ab uxore divortit, uxori suas res sibi habere jubeto : eique claveis adimito. » C'est-à-dire, « si un mari se sépare d'avec sa femme, il lui ordonnera de reprendre son bien et il lui ôtera les clefs. » Voyez Cic. dans la seconde Philippique.
4. — Ne me donnez-vous point d'esclaves pour m'accompagner ? De tout temps, ni les mères de famille, ni les femmes de distinction ne paraissaient en public, sans être accompagnées. Le vers 49 renferme une belle pensée :
« Ibo egomet, comitem Pudicitiam duxero. »
5. — Je suis prét à vous jurer dans les termes que vous voudrez , etc ; car les personnes offensées avaient droit de dresser le formulaire de la réparation qu'ils exigeaient de ceux qui les avaient injyriées. Voy. Pi- , tiscus, Antig. rom.
6. — Je te conjure, 6 grand Jupiter, de faire éclater. L'apostrophe que Jupiter sefait à lui-même, est vraiment comique. Alcmène, qui croit par. ler au véritable Amphitryon est frappée de cette exclamation, dont elle s'empresse, dans sa réponse, de détourner l'effet.
7. — Ordonnez, je vous prie, que l'on prépare les vases. Les Romains n'employaient jamais à cet usage, des vases dont on se serait servi pour quelque usage profane ou domestique. Voy. dans Festus l'explication de ces mots : vasa pura. Pour soutenir le personnage du véritable Amphitryon , Jupiter ne doit pas omettre les devoirs que la religion prescrivait aux voyageurs à leur retour. -
1. — Et m'acquitter envers eux de ma promesse. Plaute change le , nombre, au lieu de dire « rem divinam quae vota est. » Les anciens sacri&aient pour accomplir un vœu, ou sur la réponse de quelque oracle.
3. — Après que j'aurai achevé mon sacrifice. C'était une coutume ro-
ligieusement observée, de faire couper une partie des victimes immo- , . M e |
lées, de s’en régaler avec ses parents et ses amis, en signe de com-
munion et d'amitié fraternelle. :