‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 13 sur 96 · LA VACHE · texte numérisé non relu

LA VACHE

Nous avions sur le pont, dui-ant ce long voyage, Une vache au flanc roux qui, de son pur laitage, Abreuvait une femme et deux enfants jumeaux. Bercés dans un hamac par le roulis des eaux, Du vaste azur des mers partout environnée, Elle voguait pensive, inquiète, étonnée.

Morne, elle regi-ettait sur le plancher mouvant, La plaine qui jamais n'ondule sous le vent. Et les gazons connus, vert tapis de la ten'e. C'était pitié de voir son chagrin solitaire... Après quarante jours de deuil silencieux. D'une clameur sonore elle frappa les cieux.

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