LA CÔTE D'ITALIE
Te voilà donc enfin, toi si longtemps rêvée! Des eaux que je sillonne enfin tu t'es levée, Italie, où tendaient mes vœux les plus constants! 0 terre! terre antique et toujours si nouvelle, Laisse-moi te bénir, toi que Dieu me révèle Sous le premier rayon d'un matin de printemps.
Te voilà! c'est bien toi qu'adore tout artiste : Pays de grâce austère et de majesté triste. Endormi sous l'azur d'un ciel toujours serein; Vieux foyer qui jetas jadis tant d'étincelles; Auguste région, la plus sainte entre celles Qu'aborde avec respect le barde pèlerin!